Portes ouvertes pour cœurs meurtris: et l'espoir est permis

Publié le par Raphaëlle Hosteins

Les samedis se suivent… La semaine dernière, un samedi pour profiter du présent en réalisant une activité en famille et cette semaine, un samedi pour anticiper l’avenir et oublier un peu le passé.

Oui, ce samedi, nous nous sommes rendus à l’internat pour les portes ouvertes.

Avant d’y arriver, je ne savais pas ce qui nous y attendait. Nous faisions un saut dans l’inconnu, accompagnés de toutes nos interrogations : sur la discipline et les résultats scolaires pour chéri et moi, sur les surveillants pour le fiston (seront-ils sympas ?), sur les chambres, les sanitaires… et je me demandais aussi, un peu bêtement, si cet établissement accepterait mon fils et ses casseroles.

Sûre de moi quant au fait de le laisser vivre « loin » de nous l’année prochaine, j’étais tout de même un peu anxieuse à l’approche du collège. Peut-être parce que cette décision commence à prendre forme, à se concrétiser.

Plantés dans une ville de campagne, au cœur de 21 hectares, le collège et son internat sont un peu dans leur jus. Des locaux vieillots, quelques travaux mais tout plein d’oiseaux. L’ambiance générale est plutôt bucolique. Une impression de calme se dégage de l’endroit, au moins ce samedi matin. Il en sera peut-être autrement un lundi matin sous la pluie mais seul numéro 2 aura le privilège de le vivre. Mais pour moi, maman stressée, j’imagine parfaitement mon petit dans ce cadre.

Les chambres sont plutôt petites, abritent 3 ou 4 garçons et n’ont pas de porte (question de sécurité paraît-il) mais les enfants peuvent les personnaliser et certains semblent avoir investi les lieux avec bonheur. Les sanitaires sont rudimentaires mais les douches sont individuelles. Me voilà rassurée pour mon fiston pudique.

Les responsables rencontrés au fil de la visite (surveillants, professeurs, personnel vie scolaire, CPE, chef d’établissement…) ont tous pris le temps de nous parler, nous expliquer, en s’adressant tantôt à chéri et moi, tantôt à numéro 2. Garants du respect des règles et bienveillants à la fois, ils ont su nous convaincre du bienfondé de notre décision.

 Les larmes aux yeux (que le personnel a pris pour du doute), j’ai entrevu une porte de sortie et l’espoir d’une amélioration dans le comportement du fiston. J’ai entendu dans leurs mots et reconnu dans leurs regards qu’ils allaient prendre en main mon petit et le guider vers le droit chemin. Evidemment, j’ai conscience qu’il n’y aura pas de miracle mais l’espoir s’est insinué dans mon cœur de maman. Je veux y croire. J’y crois. Numéro 2 semble y croire.

Reste seulement à tenir 4 mois…

 

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