Un bâillon pour TonTon

Publié le par Raphaëlle Hosteins

 

Puisqu’il tient à avoir un article dans mon blog, tant pis pour lui. En voilà un (garçon...euh, homme) gentil, amusant et, oserais-je l’écrire ? oui, je l’écris après le lui avoir dit, un peu insistant (non, pas lourd, ce serait pas sympa ;-)). Disons que le comique de répétition est quelque chose qu’il maîtrise à fond. Et vous savez ce qui fait rire ce monsieur ? Embêter ses collègues. Bon, je ne vais pas généraliser et puis je ne le connais pas beaucoup, mais à l’évidence il adore me taquiner. Il profite des failles, des confidences glanées sans vice (je le croyais) durant une conversation de courtoisie. Ça m’apprendra à me dévoiler devant des inconnus…

Pour tout vous dire… Ah ben non ! Faut pas que je vous dise tout ! Ah ben si ! Sinon pourquoi ce blog ?! Ok, ok, je vous raconte (je m’excuse d’avance car la révélation ne vaut pas les mille mots employés). Au cours d’un dialogue poli, alors que nous faisions connaissance justement, TonTon (car il s’agit de lui, TonTon Coiffor) se met à bâiller honteusement. Je bâille en réponse et je lui avoue, sans contrainte aucune, que je ne peux m’empêcher d’ouvrir grand la bouche pour m’aérer le cerveau aussitôt que je vois quelqu’un le faire ou même tout simplement lorsque le mot est lâché. C’est amusant… pour les autres. Ma grande trouve ça hilarant et n’hésite pas à me torturer.

Pour ma défense, c’est un signe d’empathie. C’est le psy de « Bones » qui l’a dit ! Il a bâillé une fois, deux fois et encore, et l’homme devant lui n’a même pas esquissé le début d’un bâillement. Cela signifiait qu’il ne ressentait aucune empathie et qu’il était un psychopathe. Je suis donc tout l’inverse ! Et c’est vrai que, en règle générale, je ressens fort les émotions des gens (et c’est aussi pour ça que je pleure devant des feuilletons !).

Et c’est ainsi que, fort de cette information hyper extraordinaire, mon petit collègue s’amuse à (faire semblant de) bâiller en passer devant ou à côté de moi et parait très satisfait quand je réagis… à chaque fois. Il m’arrive même (une pensée pour Pavlov) de bâiller juste en apercevant sa trombine. C'est sûrement un bon coiffeur/barbier mais pas forcément un bon bâilleur. Non, non, avec moi c'est facile, aucune gloire à en tirer.

Et le combat est inégal : empathique vs antipathique (non, je rigole, je l’aime bien quand même). Que puis-je faire? L'ignorer? Le taper? Ben non, moi aussi je suis une gentille alors je supporte et je bâille. Heureusement que je ne le vois pas tous les jours, je risquerais un décrochage de mâchoire (est-ce que ce serait considéré comme un accident de travail?). Bouh, la barbe !!! C’est un peu rasoir cette histoire, non ?

Mais devinez ce que j’ai fait tout au long de la rédaction de cet article ?

 

 

Un bâillon pour TonTon

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