La saison est ouverte

Publié le par Raphaëlle Hosteins

 

La saison est ouverte. La saison des monstres à 8 pattes et donc la saison de la chasse.

Ma grande, dimanche soir, a appelé son père à la rescousse. Au secours ! Il y a une ENORME araignée ! Comme nous étions déjà au lit, nous avons essayé de nous soustraire à la corvée : « Fais lui un bisous », proposition de son père car pour ma part, je ne suis pas aussi cruelle. « Araignée du soir, espoir », ça c’est moi. Mais non, mademoiselle n’a pas lâché l’affaire. « Papaaaaa ! S’il te plait !!! ».

Et c’est pour ça qu’il est utile d’avoir un homme à la maison, il s’est saisi d’un mouchoir et il est parti à la chasse.

Mais ce matin-là… Nous sommes lundi et mon homme est parti à 5 heures du matin pour la semaine. Alors quand, au moment de prendre ma douche (oh la vicieuse), j’ai aperçu l’affreux animal, j’ai frémi. D’abord, je l’ai toisé du regard. Assurée qu’elle ne bougerait pas ou peu, je me suis douchée, assez vite. Puis, j’ai rouvert le rideau pour me sécher et c’est à ce moment-là qu’elle a paniqué. Ah bon ? Une araignée peut paniquer ? Je ne sais pas, elle ne m’a rien dit, mais elle s’est mise à se déplacer et à tourner en rond. Et moi, j’ai commencé à paniquer aussi (mais je n’ai pas tourné en rond. Dans la baignoire, c’eut été un peu dangereux). Et j’ai poussé mon premier tout petit cri ridicule mais discret : les enfants dorment encore, il s’agirait de ne pas les réveiller.

Quand elle s’est stabilisée, c’est vêtue de mon peignoir que je suis allée chercher la bombe qui tue les bêtes. Je préfèrerais ne pas les tuer mais je ne peux pas supporter l’idée de dormir dans la même pièce. Et il m’est absolument impossible aussi de les écraser, ça me dégoute et, hypocritement, je ne me sens pas capable d’assassiner directement. Bombe en main, je la vise et pschhhiit. « Tue immédiatement »… bon, je me doutais bien que ce ne serait pas si facile. Me voilà donc contrainte de surveiller l’arachnide tout en l’aspergeant de temps en temps. Et quand elle m’a semblé sonnée, je me suis réfugiée dans ma chambre, avec mon ordi, histoire de partager cet anecdote et d’exorciser ainsi mes démons. Bougez pas, je vais jeter un œil…

Ouf, elle ne bouge plus. Elle est toute ramassée sur elle-même, rabougrie. Je ne suis pas allée vérifier ses signes vitaux mais elle me semble mal en point. Que faire maintenant ? J’attends le retour de mon homme ou je demande à mon fils de m’en débarrasser ?

Finalement, je l’ai laissée au sol, recroquevillée sur elle-même, morte. Et ce, pendant 2 jours pleins. Mardi soir toutefois, j’ai pris mon courage à deux mains et je l’ai emballée dans un mouchoir puis jetée à la poubelle. Beeeerk. Episode terminé.

 

La saison est ouverte
La saison est ouverte

Mais la saison de la chasse, c’est comme une saison d’une série américaine : les épisodes se suivent et se ressemblent un peu. Ce soir, dans le noir, dans ma chambre, je distingue une masse. Ma nuque me picote déjà. Je devine, je crains, j’allume, je confirme : encore une araignée. Et encore une grosse araignée pas belle toute laide. Je passe en crabe devant elle pour attraper ma meilleure amie la bombe tueuse. Et je pschiiit à nouveau. Mais au lieu de mourir immédiatement ou de se cacher le visage dans ses mains, elle file vers mon lit. Nooooooonnnnn !!!! Je saute devant elle tel un cabri pour l’asperger en direction de la porte mais un nouveau coup de bombe et elle se jette dans ma robe qui est à terre (oui chéri, je vais ranger), sur le point de se faufiler sous ma commode. Impensable. Je n’imagine pas m’endormir en la sachant tout près. Alors, faisant abstraction de mon dégoût et de ma peur, je saisis mon vêtement que je secoue. Rebeeeeerk. Elle fait demi-tour. Je la pousse vers la sortie, la traque et l’arrose encore et encore. Et elle s’immobilise dans le couloir. Ouf.

C’est un peu plus sereine que je passe devant elle pour aller faire une pause technique (oui, je suis humaine). Puis je passe à nouveau devant… ah ben non, elle n’est plus là. Elle n’est plus là ? Ooooohhhhhh nooooon !

Araignée 1, Raphaëlle 0. Chériiiiiii ! C’est quand que tu rentres ???

Publié dans mon quotidien de maman

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