L O L I T A

Publié le par Raphaëlle Hosteins

Et voilà, je me suis fait voler mon portable. Entre 2 trams, à la sortie du travail à 18 heures. Et quelle est ma première pensée ? C’est ma faute. Je l’avais mis dans ma poche de manteau, accessible. Oui, c’est ma faute, je n’ai pas été prudente, comme ces filles qui mettent des jupes, ces personnes âgées qui marchent lentement dans une rue isolée ou ces enfants qui acceptent de caresser un chiot… avant de se faire avaler par un véhicule au volant duquel se trouve un déviant, une erreur de la nature.

Mais qu’est-ce donc que l’imprudence au fond ? Marcher trop près du bord d’une falaise ou se baigner un jour de tempête ou tendre la main vers un fauve… c’est imprudent ! Mais aujourd’hui, nous avons davantage à craindre les hommes que les éléments et la nature. Triste monde.

Bien évidemment, puisque je suis une femme (c’est déjà bien) raisonnable (c’est encore mieux… et c’est tout à fait possible messieurs, « femme raisonnable » n’est pas une oxymore), j’ai eu à cœur de relativiser. Après les larmes qui me chatouillaient un peu, le stress qui me tendait légèrement, j’ai admis que ce n’était pas grave. Contrariant, oui, beaucoup, mais pas grave.

Il s’agira de perdre de l’argent (bien-sûr, qui peut vivre sans portable de nos jours ? Ah si ? Pas moi), de perdre du temps aussi (une petite plainte en bonne et due forme, c’est le minimum) mais je devrais récupérer une grande partie du contenu de mon précieux. Car c’est finalement ça qui me touche le plus. On y met tellement dans ces petites choses : des contacts, des photos, des jeux, des notes… surtout des notes. C’est un peu comme le sac de Sport Billy (quoi ? Personne ne connait ? Allez !!!! Si quelqu’un connait, j’attends de lui un petit mot. Merci) : tout petit mais avec mille choses énormes à l’intérieur.

Et voilà, on m’a encore volé mon portable. La dernière fois, c’était à l’hôpital, pendant que j’étais sous anesthésie. Aurais-je été imprudente ? Ou le voleur était-il un kamikaze, un forcené prêt à tous les risques pour dérober un bien à une personne… inconsciente ? Je me souviens d’une autre fois où j’avais commis l’imprudence de laisser ma voiture ouverte dans MON allée, sur MA propriété. On peut dire que le voleur était presque obligé de profiter de cette maladresse. Ce n’est pas sa faute.

Oui, vous l’aurez compris, je l’ai un peu mauvaise. J’en ai marre de devoir faire attention, tout le temps et de perdre mon précieux temps et mon aussi précieux argent gagné en travaillant, à cause de gens malhonnêtes et sans scrupules. Eh non, ce n’est pas ma faute à moi (L O L I T A) si je me suis fait voler, personne n’aurait dû plonger ses mains de délinquants dans mon manteau.

Heureusement, comme je suis une maman d’adolescents, j’ai 2 portables à ma disposition en attendant. Merci les enfants !

Commenter cet article