Maman-supporter

Publié le par Raphaëlle Hosteins

On ne peut pas y échapper indéfiniment, surtout avec trois enfants pseudo-sportifs. Ainsi, pour la première fois depuis qu’elle a commencé le judo, la grande a disputé une compétition samedi dernier.

Renseignements pris auprès d’une maman aguerrie, il nous faut compter 2 bonnes heures. Bon, ok. Que ne ferait-on pas pour ses enfants ? Nous décidons donc de perdre ces heures en famille et hop, tout le monde en voiture ! Et il ne faut pas être en retard, la pesée est à 14 heures.

Nous arrivons en avance, un peu. La pesée se fait à l’heure. Cool. Et c’est à ce moment-là, en pénétrant, difficilement, dans le gymnase que nous réalisons… Il y a beaucoup de parents, agglutinés dans la partie qui leur est réservée (et qui est moitié plus petite que celle des tables de récompenses et de juges pourtant bien moins nombreux que les géniteurs-spectateurs) et encore plus d’enfants sur le tatami, en train de combattre ou attendant leur tour. Il nous faudra être très patients…

Les combats s’enchainent, les récompenses se distribuent à la chaine et il semble pourtant y avoir toujours autant d’enfants. Mais fermez les portes !!!! Ça les attire !!! Quand vient enfin les dernières médailles : « Nous appelons les minimes sur le tatami pour l’échauffement ! ». Yes !!!

Notre grande y va : je l’envie presque de pouvoir courir un peu, j’en ai marre d’être debout. Puis débutent les combats. Elles ne sont que 4 dans leur poule dont la meilleure amie. J’avoue, nous avons pensé un instant que ça irait plus vite. Erreur, il faut rester jusqu’à la fin.

Après cette attente inter-minable et les muscles jambiers qui réclament une chaise, c’est enfin à son tour. Nous ne sommes pas de ces parents persuadés d’élever des champions (même si, à l’évidence, ma fille a un physique de sportive 😊) mais je me sens tout à coup hyper concernée et très désireuse qu’elle ratatine son adversaire. Elle se défend pas mal, n’attaque pas assez mais… mais… je me délace subitement (du verbe « enlever ses lacets » car je ne suis absolument pas délassée sur l’instant), enlève une chaussette, deux… Non, non, je reste chaussée mais je bous un peu. Ma grande fifille se fait étrangler dans les « pas » règles de l’art et la méchante-vilaine-judoka en face ne se fait pas sanctionner. Nous perdons (ben quoi, c’est pas un sport d’équipe ?), nous sommes déçus… surtout ma grande, évidemment.

Un autre combat perdu, un dernier gagné : la voilà sur le podium (oui, sur la dernière marche mais bon… oui, avant-dernière mais bon…). On se croit sauvé. Le sac en bandoulière et les clés de voiture en main, nous faisons un pas vers la sortie… ah ben non. Faut attendre les récompenses des clubs. Grrrrrrrr. 1er club, le nôtre… le sien… et elle doit même aller chercher la coupe avec ses co (équipiers, licenciés, pain/pine) bref, on a gagné !? Super, on part alors… Ah non, une photo de tout le monde (enfin, pas nous, le dress-code pour apparaitre sur le cliché c’est kimono… j’en ai pas). Ok, cette fois on y va.

Il est 16 heures comme prévu… Non, en fait il est 17 heures 30 comme pas prévu. La journée est pliée. N’empêche, à part que c’était super trop long et qu’on ne pouvait pas s’asseoir (clin d’œil Mumu), j’ai adoré voir ma fille se battre comme une lionne et rayonner de plaisir en recevant sa médaille, la première. Maman est fière. Mi-maman, mi-supporter.

 

Maman-supporter

Publié dans mon quotidien de maman

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