Maman, je t'aime

Publié le par Raphaëlle Hosteins

Non, je ne me suis pas piquée le doigt au fuseau d’une quenouille (pique nidouille…)et endormie pour 100 ans. Je me suis juste laissée déborder par ma vie de maman.

Oui, cette vie de maman qui me prend presque tout mon temps et mon énergie. Ce rôle essentiel dans ma vie entière qui orchestre la plupart de mes joies et de mes peines.

Et puis ce matin, en parcourant le réseau social, je lis partout que c’est la fête des mères. Ah oui, c’est la fête des mamans. Je ne suis pourtant pas à la fête.

Ce matin, chéri n’est pas là, il est parti surfer. J’en profite pour repasser, m’affairer. Je croise un enfant puis deux. On petit-déjeune ensemble. Rien.

Puis la troisième. Rien.

Je n’en prends pas ombrage. Je sais comment sont les enfants et je ne suis pas spécialement à cheval sur les conventions. Pourtant, quand chéri arrive et qu’il souffle aux enfants que c’est la fête des mères, puis que je les vois débarquer la bouche en cœur, j’ai le moral qui flanche. Un cadeau acheté par leur papa et rien de personnel, ça ne me console pas. Puis les bricoles de l’école que me présente la puce, accompagnées d’un dessin sur lequel elle a écrit qu’elle aimait maman… et papa. Comme d’habitude mais aujourd’hui, j’aurais aimé de l’exclusivité. Et enfin un poème mais qu’elle ne connait pas. Ce n’est certainement pas de sa faute, j’imagine que la maitresse ne le leur a pas fait apprendre. Mais quand même.

Oui, je suis déçue. Je n’attendais rien, j’ai été servie. Mais au fond, j’aurais aimé que mes enfants, l’espace d’une journée, me considère et me montre de l’amour, de l’attention. Qu’ils pensent à moi en se réveillant et juste à moi. Qu’ils me sautent dans les bras, m’étreignent, me murmurent des mots qui réparent les maux.

Mais c’est aussi ça être maman. C’est œuvrer dans l’ombre, sans attendre de retour sinon le soleil dans les yeux de ses enfants. Devenir maman, c’est la décision la plus égoïste au monde et, paradoxalement, le renoncement total, la générosité absolue.

Je sais que mes enfants m’aiment ; ils n’ont simplement pas idée de me le montrer et n’imaginent pas ce que je ressens. C’est ainsi.

Et puis, je suis aussi l’enfant de ma mère et peut-être n’ai-je moi-même pas toujours su montrer à ma maman tout l’amour que je lui porte. Il est pourtant grand et éternel. Je vais donc cesser de me plaindre et envoyer toutes les ondes d’amour à ma maman jolie qui m’a tant donné et qui me donne encore. Maman je t’aime, il y a plus de fleurs pour maman dans mon cœur… 😉

 

Publié dans mon quotidien de maman

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