Sur la route, oui

Publié le par Raphaëlle Hosteins

La liste est cochée, les bagages sont attachés et les enfants casés...ou l'inverse. Y a plus qu'à. On est dans les temps imposés par chéri, ce tortionnaire qui nous oblige à nous lever avant 6 heures du matin le premier jour de mes vacances !!! (c’est vrai que cela nous a permis d’éviter la plupart des bouchons. Merci chéri). Têtes enfarinées mais cœur léger de partir vers une destination soleil en famille, nous faisons bonne figure.

Et le trajet est une occasion en or pour bien démarrer les vacances et pour passer du temps en famille. En même temps, on n'a pas vraiment le choix : à 5 dans un espace très restreint, faut mettre de la bonne volonté pour se supporter les uns les autres, tolérer que la petite chante faux, que numéro 1 et 2 se disputent, que la grande râle… Une épreuve de plus mais la récompense est au bout.

 

Alors après une sieste quasi collective (rassurez-vous, chéri tient le coup !), on se réveille et on communique. 

Il y a les discussions sur tout, sur rien. Les blagues, les souvenirs, les délires. On en rajoute, on rit.

Il y a les jeux accessibles à tous : "à quoi je pense" ou "trouver un animal/objet/pays avec chaque lettre de l'alphabet". Avec de jeunes enfants, les parties peuvent être très surprenantes et amusantes.

La portion de route bouchonnée est parfaite pour observer ses voisins de galère. Et se moquer. C'est pas beau mais c'est rigolo (autant qu'une vache qui pisse dans un tonneau...). Et on se régale ! Coiffures étranges, tatouages explicites (un beau "13" sur un monsieur dont la plaque d'immatriculation est...13 ! Classe). Il y a ceux qui ont tous leurs papiers dans le pare-soleil lui-même tourné vers l'extérieur et fenêtre ouverte : risqué. D'autres jettent des détritus par la fenêtre : les enfants s'offusquent (éducation pas trop mal engagée): "oh!!! Ils polluent !" Pas bien, vilains. 

Il y a ce monsieur très grand dont la tête touche le plafond. Il y a l'homme d'une cinquantaine d'année, chemisette à carreaux hyper classique (et à la mode des années 90) qui porte une casquette visière sur le côté (ok, ça le protège du soleil). 

Et puis on chante. Faux et fort. Parfois en crème dessert... en yaourt pardon. Et on remue la tête, on bouge les bras. Le rythme s'empare de nous. 

 

Sur la route, oui, on peut prendre du plaisir et on ne va pas s’en priver. Entre 2 « c’est quand qu’on arrive » (ou sa variante « on est encore loin ? ») et « ça suffit maintenant !!!! On est dans une voiture alors chacun doit faire un efFFOOOOORT !!!!! », on se crée des moments sympas.

 

Vive les vacances ! En famille !!

 

Sur la route, oui

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