Moi j'aime pas les courses poursuites (un bon livre plutôt?)

Publié le par Raphaëlle Hosteins

Chéri aime beaucoup regarder des films et pas forcément les mêmes que moi. Quand je me poserais bien la tête sur l'oreiller avec un bon livre en main ou que je me ferais bien un reportage sur la maternité (au hasard), il préfèrera un bon Quentin Tarantino. Ou quand j’accepte de regarder un film mais que j’opte plutôt pour une comédie française, il sera déjà en train de chercher une œuvre plus… moins… enfin, différente quoi. Chéri, c’est un homme, un vrai, avec tous les clichés qui peuvent exister en la matière, et il aime les films avec du mouvement, du sang, de l’action et… des courses poursuites.

Les films d’action, j’aime bien. Parfois. Enfin pas quand l’acteur est Steven Seegal. Je n’ai absolument jamais vu de film où il jouait, j’avoue, mais je peux pas. C’est physique. C’est comme manger un œuf pourri : j’ai jamais fait, mais je peux pas.

Donc, quand chéri nous met un super film tout plein d’actions, de tirs, de bagarres, de gros biscottos et j’en passe, je regarde sans grande motivation. Mais le passage obligé des courses poursuites… C’est ce qui me fait fuir ce genre.

C’est invariablement la même chose : à pied ou à vélo, en moto ou en voiture ou même en camion ou en hélico, ça me barbe (oh le mot d’un autre temps ! Quoi que la barbe est à la mode mais pas l’expression. Bref). C’est long, parfois très long, fatigant et inintéressant. Il y a du bruit, des dérapages, des sirènes, des gens qui crient, ils se rattrapent, se perdent, se retrouvent, il y a des sauts, des accidents, des blessés graves qui se relèvent avec 28 balles dans le corps ou après 17 tonneaux, des moteurs qui explosent, il y a des « Poussez-VOOOOOUS » et des galipettes, des gros-plans et des travellings, des avenues et des ruelles, parfois des ponts ou, plus fort, des dessous de ponts avec des poteaux partout, ou encore plus fort, des traversées d’immeubles (en véhicules motorisés)… Il y a tout ça mais pas beaucoup de suspens au fond. Le héros, bon ou mauvais, s’en sort presque tout le temps, de justesse et avec un sparadrap sur le front.

Ce doit être une histoire de testostérone. Et je suis prête à parier que l’œstrogène n’y est pas sensible. Nous, les femmes, n’avons pas besoin de démontrer avec vacarme notre force. Nous serions plus du style subtil, en douceur et avec intelligence. Alors je conçois qu’une histoire où l’on doit trop réfléchir puisse ennuyer et même endormir mais les films d’action ! Ben j’arrive à m’endormir aussi devant. Le hic, c’est quand on en arrive à la scène de poursuite parce que les bruits se font plus violents et soudains et je me mets à sursauter. Il m’arrive même de râler mais c’est pas trop ma faute hein, puisque je suis endormie. C’est inconscient quoi ! Mais ça oblige chéri à baisser le son et regarder un film d’action à un niveau sonore pas plus haut que le clapotis d’un lac de montagne en période de gel, ça le fait pas. Je comprends.

Il y a donc comme un problème entre chéri et moi. Une incompréhension. Et finalement, la solution réside dans un autre problème : ses insomnies (ou du moins ses courtes nuits) qui l’empêchent de trainer sous la couette le matin avec moi et qui lui permettent, tôt le dimanche matin, de se régaler d’un bon film que je n’aimerais pas de toute façon.

Allez, il y a pire comme soucis de couple. Et puis il y a des choses qu’on aime tous les deux ! Ben si… euh… voyons… hmmmm… ah ben oui, nos enfants !!

 

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