Et si on parlait... calmement

Publié le par Raphaëlle Hosteins

Au détour d’un magazine (bon, Psychologies quand même), je tombe sur l’acronyme CNV. Qu’est-ce donc ? Crique Naturelle Verdoyante (oh oui!!!)? Caractère Non valorisé? Centre National de la Chanson des Variétés et du jazz (je vous jure, ça existe!)? Curieuse, je pousse la lecture pour découvrir sa signification : Communication Non Violente.

Eh pam ! Une gifle. Cela fait remonter en moi des souvenirs, des sensations et une culpabilité tenace. Car loin de l’éducation bienveillante qui me fait envie (évidemment ! Quelle maman n’aimerait pas n’être que bienveillance !) et me repousse à la fois (dans la façon de juger les autres parents et dans le détournement de la bienveillance pour justifier une forme d’éducation laxiste), donc loin de cette idéologie à la mode, il m’arrive de parler… non de crier sur mes enfants avec colère et sans retenue.

Autant je pense savoir communiquer sans violence dans le travail et en société en général, autant je ne me contrôle pas en famille. Trop d’affect que je ne sais gérer, certainement.

Alors je ne sais pas encore ce que représente exactement cette CNV, si elle peut me convenir, si je suis en capacité de l’appliquer chez moi et si elle aurait un impact positif sur mon petit monde. Non, je ne sais pas. Mais je sais qu’elle me fait déjà réfléchir.

Les petites évolutions de mon caractère se sont ainsi faites. Une réflexion à point nommée sur moi-même. Une introspection en profondeur et avec sincérité. Une remise en question comme on en fait tant mais jusqu’au bout. C’est peut-être la sagesse de l’âge. Et n’en déplaise aux amateurs de bons crus (surtout par chez nous), on apprend effectivement à mettre de l’eau dans son vin en prenant des années.

Me voici donc à l’aube d’une nouvelle réflexion sur la communication sans violence. Non pas que je n’y aie jamais pensé mais poser des mots sur une douleur ou sur une solution permet de l’intellectualiser et de se l’approprier. Il en a été de même pour la fameuse « charge mentale » que je vivais sans la nommer et qui s’est avérée presque plus facile à (sup)porter une fois que je l’avais identifiée. Mettre des mots sur les maux permet d’en guérir ou de les apprivoiser.

Je fais donc entrer dans ma maison ce concept. Peut-être trouvera-t-il sa place. Mais ce ne sera pas chose aisée étant donné mon (foutu) caractère. Et après moi, il a sûrement un bel avenir dans notre famille. Quoi qu’il en soit, welcome CNV !

#educationbienveillante #communication

 

Et si on parlait... calmement
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