Immersion en terrain connu

Publié le par Raphaëlle Hosteins

J’ai profité de quelques jours de vacances avec mes petits et sans chéri pour une immersion au pays de mon enfance. Un bain de Jouvence.

Destination le Finistère et plus précisément Le Relecq-Kerhuon, à côté de la belle ville de Brest (idéal en cette période de Toussaint… ou pas). J’y ai passé mes jeunes années et ma maman y vit toujours. Mi-maman redevient une enfant et prend plaisir à revoir les gens et les lieux.

Alors que je déambule dans les rues qui m’ont vu grandir, je ne peux m’empêcher de partager mon émotion et mes souvenirs avec mes petits… qui n’en ont pas grand-chose à faire. Et je me souviens de cette journée où, alors que je devais avoir 10 ans ou peut-être 15 (faut voir comme ça m’a marqué), mon propre père avait lui-même replongé dans ses jeunes années et où il nous faisait l’autotour « spécial enfance de papa ». Et effectivement, ça ne me passionnait pas.

Peu importe. Le plaisir reste entier pour moi. Et voici le collège/lycée ou j’ai étudié 7 ans et où j’ai rencontré ces amis que nous avons vus dans la semaine. Et ces salles de cinéma que j’ai souvent fréquentées avec mes copines. Oh, ma maison ! Et je passais par-là, à pied, tous les jours d’école avec mes frère et sœurs.

Outre les lieux, il y a aussi, et surtout, les gens. Ma famille. Des tantes et des oncles et des cousines et cousins. Parfois des anciens voisins et des amis de l’époque. Ils n’ont pas changé, à peine vieilli et je les retrouve avec un plaisir intact, comme si le temps, pour une fois, n’avait pas opéré son œuvre maléfique. Nous évoquons le passé et passons en revue une partie de la famille (ma mère a 7 frères et sœurs, nous sommes une vingtaine de cousins auxquels on rajoute les conjoints et les enfants… ça fait de longues discussions !!). Et on reparle, avec ma tata, de ces jolis vêtements de poupée qu'elle avait cousu pour ma Tinnie. Une occasion, en arrivant à la maison, de la ressortir et de la présenter à ma fille à moi.

Un plaisir vient se rajouter aux autres : celui de montrer ses enfants. Non, je n’ai pas manqué de vocabulaire, il s’agit bien d’exhiber ses petits, avec fierté. On ne les présente pas vraiment, on les vante, on les expose : « c’est moi qui les ai faits !!! ». Et on récolte enfin un peu de ce qu’on sème au quotidien : un retour positif et moult compliments. Car la famille n’est de toute façon pas objective et les trouvera donc beaux ; elle est en revanche tout aussi hypocrite que quiconque et ne dira pas devant la maman le mal qu’elle pourra penser de ces garnements. On s’en fout, on le sait, mais on profite.

Bref, ce pèlerinage est une occasion de se souvenir que l’on a été enfant et de se réimprégner de ces moments d’innocence. C’est jouissif, puissant et même si mes enfants s’en moquent, ça leur permet d’avoir avec eux une maman détendue.

Ce fut court mais on y retournera, assurément !

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