Bon ben... encore un matin

Publié le par Raphaëlle Hosteins

Encore un matin, sans raison ni fin. Un de ces matins où l’on se demande pourquoi on s’est levé.

Comme tous les matins, mon réveil chante à 6h00. Je le saisis à l’aveuglette, ouvre un demi-œil embrumé, vise le « rappel » d’un index endormi mains néanmoins rageur, le repose et m’affale à nouveau sur mon oreiller.

6h09, Imagine Dragons remet ça, tin tin tin tin… tin … tin, et je recommence : attraper, appuyer, lâcher, dormir.

6h18, Believer… j’y crois pas, c’est déjà l’heure. Je pose un pied par terre, dans la douleur du lever. Je ne m’y ferai donc jamais ! Et je saute dans la douche (en fait, je titube jusqu’à la baignoire, je lève la jambe prudemment et me liquéfie sous le filet d’eau chaude).

Puis j’enchaîne, comme toutes les mamans solos du monde un matin de travail et d’école: réveiller la petite, lui préparer ses vêtements (bon, parfois j’anticipe la veille. Parfois), la presser à se lever, la presser à se doucher, préparer le petit-déjeuner (bon, de temps en temps j’anticipe. Sometimes), presser la petite pour qu’elle sorte de la douche, ouvrir les volets, presser la petite pour qu’elle s’habille. Tellement de violence !

Une fois que j’ai pressé la petite pour qu’elle termine son petit-déjeuner, je vais démarrer la voiture pour qu’elle chauffe (-3 ce matin. Ouille) puis je presse la petite pour qu’elle se chausse. Et en route pour le collège. Je dépose numéro 2 avec les instructions d’usage : couvre-toi bien, comporte-toi bien, n’oublie pas que Chloé vient ce soir… et je file à l’école pour déposer numéro 3. C’est trop tôt, le portail n’est pas ouvert. On attend.

7h30, le portail s’ouvre, je presse une dernière fois la petite pour qu’elle sorte. Je l’ai tellement pressée ce matin qu’elle doit être essorée. Et je pars pour le travail.

Je gare la voiture au parc relais, comme d’habitude. Je marche vite, comme toujours et j’accélère sur la fin pour pénétrer le tram qui m’a attendue. La journée s’annonce bien !

Ah non. Il ne m’attendait pas, il est coincé à cause d’un « incident ». J’attends. Je suis au chaud, c’est cool. C’est long. Je consulte les informations sur le net et je décide de descendre pour tenter ma chance avec le bus. 10 minutes de marche rapide plus tard, je suis à l’arrêt. J’attends.

Au bout de 20 minutes à regarder les petits flocons tout mignons danser dans l’air, je m’approche du panneau : des bus toutes les 8 minutes. Mouais. Il y a comme un problème. J’attends encore un peu. Un bus arrive. Il est bondé de chez archibondé. Impossible d’y rentrer. Je reste zen (à croire que je suis sous cacheton ! mais non). Je suis au froid, pas cool. Je consulte les informations sur le net : le tram est reparti, incident terminé. J’y retourne.

Je rate le tram en station. J’attends. Il est annoncé 10 minutes avant le suivant. Un tram s’approche au bout de 5 minutes. Enfin ! Cool ! Le trajet se passe bien, tranquille.

J’arrive à la station charnière. Vu le monde qui arrive à pied, j’en déduis que le tram A ne fonctionne pas. Je marche. 9h10, j’arrive enfin au bureau. Près de 3 heures après ce foutu réveil.

Encore un matin, un matin pour rien, un matin pourri.

Bon ben... encore un matin
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Z
C'est vrai que le quotidien est parfois difficile à gérer. Moi, tous les matins je fais une course folle. Dès que j'ai 10 minutes de retard, c'est toute mon organisation qui est chamboulée. Bon courage.
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R
C'est intense mais on n'a pas le choix. C'est difficile aussi pour les enfants d'ailleurs. Mais c'est la vie!<br /> Bon courage aussi ;-)