Je suis mon premier public...

Publié le par Raphaëlle Hosteins

Il parait que les blogueurs et les écrivains écrivent ce qu’ils aimeraient lire. Ça me parait logique. On choisit effectivement des sujets qui nous inspirent et donc qui nous intéressent et on écrit de la façon qui nous plait. Ce que nous écrivons est une part de nous, ce doit être fidèle à ce que nous sommes.

Par exemple, j’écris des textes courts, vivants. Je pose les mots comme je les prononcerais si je vous racontais tout ça en direct live. J’essaie d’être spontanée et vraie. D’ailleurs, il est très rare que je revienne sur ce que j’ai écrit. En général, je commence et termine un texte en quelques minutes. L’inspiration est du moment, elle ne souffre pas d’attendre et difficile d’y revenir sans perdre l’âme initiale du texte. Et c’est pour cette raison que je m’accroche parfois à mon clavier, repoussant l’apéro de quelques minutes ou faisant patienter les enfants avant le repas : parce que l’article n’attend pas, je suis en plein accouchement, je ne peux pas le remettre à plus tard.

Certains d’entre vous aimeraient peut-être des articles plus longs (oui ben vous me l’avez jamais dit !) mais je crois que cela vous convient comme ça et en tout cas JE suis comme ça. Non pas que je ne ferai pas d’effort si vous me demandez tous de rallonger mes textes car j’en suis capable mais je ne veux pas trop changer. Pas question de vendre mon âme au diable non plus ! Mes petits (articles) me ressemblent, je ne souhaite pas élever les enfants des autres.

Et parfois, je relis mes propres articles. Par curiosité. C’est bizarre ? Oui, peut-être mais le plus étrange encore, c’est que, si je me souviens du sujet, je ne me souviens en revanche pas des mots et de leur chorégraphie. Et je découvre alors un texte qui me parle ou me tire un léger sourire. Et je suis honteuse de le dire mais j’aime me lire. Est-ce mal ? Tant pis. En tout cas, ça me rassure. Car je me demande souvent si j’écris bien, je me remets en question, je doute malgré les encouragements de mes gentils lecteurs.

Bon, je n’ai pas la réponse, la vérité absolue, mais tant que j’aime ce que je fais, je crois que je peux continuer en toute sérénité. Cela signifie au moins que je suis restée moi-même. Je vais donc continuer à me régaler en tapant sur mon clavier, à faire danser les mots et fabriquer des petits bouts de sourires et de poésie. Et je continuerai à me relire de temps en temps, pour vérifier, pour surveiller, pour m’auto-critiquer et me rassurer. Je resterai mon premier public.

Et si vous aimez aussi me lire, n'hésitez pas à vous abonner au blog (vous recevrez simplement un courriel à chaque nouvel article) ou à ma page Facebook dont vous trouverez le lien ci-dessous, et à parler de moi autour de vous!! 

Je suis mon premier public...
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Publié dans billets d'humeour

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