This is the end...

Publié le par Raphaëlle Hosteins

Jeudi sera mon premier jour. Mais aujourd’hui c’est mon dernier jour.

Le dernier jour, les dernières heures à arpenter ces bureaux que j’use depuis 14 ans. J’avais 26 ans et ma fille aînée avait à peine 1 an quand j’ai débuté. Le 1er avril 2004. Comme une blague des plus sérieuses qui a cependant failli virer à la mauvaise plaisanterie.

J’y ai appris un métier, une matière et tout plein d’histoires personnelles et uniques. J’ai marié et pacsé, rempli des livrets de fratries. J’ai écouté, expliqué et parfois levé le ton. J’ai permis à des gens d’aller au bout du monde ou de toucher leur retraite juste en signant un bout de papier. J’ai rédigé des courriers et tenu des conversations farfelues au téléphone. J’ai dressé des naissances, clos des mariages. J’ai été l’interlocuteur des uns ou des autres pour les grands moments de leur vie. Et puis j’ai ri avec mes collègues.

En 14 ans, j’ai partagé mes peines et mes joies avec ces personnes que je voyais presque plus que mon chéri. J’ai vu grandir leurs enfants et eux les miens. J’ai cherché à les faire sourire ou à les consoler et ils me l’ont tellement bien rendu ! Plus encore. J’ai toujours eu plaisir à venir travailler auprès d’eux même quand les conditions n’étaient pas optimales.

J’ai rencontré et côtoyé des héros du quotidien, des pantouflards, des timides, des stressés, des curieux et des bavards, des rêveurs, des cartésiens et des spirituels. Des anciens pour certains à la retraite depuis, des « contemporains » aux parcours différents et des nouveaux attendrissants.

La plupart d’entre eux sont gentils, vraiment gentils, sincèrement, et leur gentillesse à mon égard, la sincérité de leur joie pour moi sont les plus beaux trésors que j’emporterai d’eux.

Ce n’est pas un adieu parce que je les reverrai à coup sûr, au moins au début. Parce que la vie est ainsi et que la distance tiédit les liens. Et l’avenir promet des surprises, encore nombreuses, et je retrouverai l’un ou l’autre de mes chers collègues au détour d’un virage professionnel. Et nous reviendrons ensemble sur cette belle époque où le partage était notre moteur et le rire notre carburant.

Et pour les autres, ceux que je ne croiserai peut-être plus d’ici quelques temps, ils resteront dans un petit bout de mon cœur et de ma tête car ils auront fait partie de ma vie.

 

En attendant, je regarde avec émotions les jolis cadeaux qu’ils m’ont fait et je les remercie encore et encore pour ces attentions ciblées, pour leurs sourires, leurs étreintes, leur soutien.

Merci Sylvie L, Nymphéa, Martine, Mylène, David, Corinne, François, Christine, Josiane, Sylvie 2, Mathieu, Caroline, Amélie, Sabine, Fazilat, Didier, Margaux, Nathalie, Stéphanie, Eugénie, Souad, Valérie, Carine.

Merci à tous les autres aussi d’avoir, au détour d’un bureau ou entre 2 portes, échangé un sourire ou prononcé une parole apaisante.

Et moi qui me croyait tellement prête à continuer ma route et donc à les laisser derrière, l’émotion me gagne en écrivant cet aurevoir. I write therefore i am. J’écris donc je suis. J’écris mon émoi donc je suis émue…

This is the end...
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article