Devoir (s) de maman

Publié le par Raphaëlle Hosteins

Et puis un jour, tu capitules…

Est-ce que c’est parce que j’ai été une très bonne élève et autonome (et du coup ben je trouve que « c’est trop injuste ») ? Est-ce parce que la fée de la patience ne s’est pas penchée sur mon berceau (elle devait avoir mieux à faire…) ? Est-ce parce que trop c’est trop, j’ai épuisé tout mon stock de courage ?

Certainement un peu des trois. Evidemment. Mais quelle que soit la cause, le constat est évident : je ne peux plus m’occuper des devoirs de mes enfants.

Cela fait maintenant 9 ans que j’assure cette corvée avec 1 puis 2 enfants. Heureusement, numéro 1 est des plus autonomes et a de bons résultats, je n’ai donc jamais vraiment eu 3 enfants à gérer en même temps. En revanche, numéros 2 et 3…

Ceux qui me lisent depuis un moment le savent, cela a toujours été des plus compliqués avec le fiston. Il est capable de faire ses devoirs en un rien de temps… quand il a envie. Et il n’a pas souvent envie. Il peut aussi faire trainer l’affaire pendant des heures. Et la plupart du temps, il n’a pas noté les devoirs ou il n’a pas sa leçon ou il fait à moitié et sans comprendre ou… Bref. Le stress est permanent. C’est pour moi une vraie torture.

Quant à la petite, elle écoute et fait ce qu’on lui demande mais si elle peut éviter les efforts, elle n’hésite pas. Et puis, elle a un peu de mal avec les mathématiques et tout ce qui est logique. Et les leçons, c’est pas son truc non plus. Comme je la comprends ! On n’a pourtant pas le choix. Car si les professeurs des écoles sont sensés ne pas donner de devoirs à la maison, je peux vous dire que celles de ma fille (oui, elle en a deux) n’ont pas intégré cette consigne. Et quand on ouvre l’agenda… horreur !!! Elle a parfois 4 ou 5 choses à faire !!!

Je me savais plutôt mauvaise en la matière. Pas aidante pour mes petits. Nous avons donc une gentille étudiante qui vient 2 fois par semaine pour aider numéro 2. Et l’année prochaine, c’est l’internat : ce sera donc du personnel spécialisé qui prendra en main mon adorable fils.

N’empêche que, quand numéro 2 sera à l’internat et que numéro 1 continuera à être autonome, il me restera encore numéro 3 à gérer. En CE2, ce n’est pas des plus compliqués, c’est sûr et pourtant… Pourtant cette semaine j’ai décidé. J’ai capitulé. Je refuse de continuer à m’en occuper.

Oui, quand tu réalises que tu es plus nocive qu’utile, quand ta petite se tétanise parce que tu t’énerves, il est temps d’accepter l’évidence. Peut-être allez-vous trouver ça nul. Une démission maternelle des plus inacceptables. J’ai fait des enfants, je dois assumer.

Je préfère considérer que je prends une décision sage dans l’intérêt de mon enfant. Chéri me soutient. Il m’a vu tant de fois pleurer et m’énerver ! Alors j’accepte mes limites. Je me retire pour mieux être présente.

J’ai demandé à ma petite étudiante si elle accepterait de s’occuper de numéro 3 l’année prochaine. Elle est d’accord. Alors oui, j’ai la chance de pouvoir combler financièrement mes lacunes. Et en comptant sur elle et sur mes beaux-parents qui gèrent déjà les devoirs du mercredi cette année ainsi que sur chéri qui prend tout en main le week-end, j’espère retrouver la sérénité et donner davantage de bon.

Voilà, c’est décidé, je capitule. De guerre lasse. Maman indigne ??

 

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