Fierté infinie...

Publié le par Raphaëlle Hosteins

Il y a ce moment, ces moments où tu les regardes avec fierté et étonnement. C’est moi qui les ai faits !!!
Alors que je me sens souvent jeune, gamine parfois mais rarement adulte, je vis ma maternité comme elle vient. Avec plus ou moins de bonheur, avec ses doutes et ses joies mais toujours à 100 à l’heure.
Comme toutes les mamans, j’enchaîne les rôles (Infirmière, coach sportive, taxi, cuisinière, adjudant, professeur, psychologue...) et les missions presque instinctivement. J’avance devant eux pour leur montrer le chemin, à leurs côtés pour les accompagner et derrière pour les pousser à s’ouvrir aux autres et à ouvrir leurs ailes. Je suis partout. C’est intense et épuisant et ça ne laisse que peu de temps pour se poser et observer.

Mais il y a des instants de lucidité violente durant lesquels tu n’es plus actrice mais seulement spectatrice de ta grande œuvre. Tu les regardes, que dis-je ? tu les admires et tu réalises. Oui c’est moi qui les ai faits. Je les ai voulus et je les ai portés. En mon sein, je les ai fabriqués cellule après cellule, l’amour grandissant au fur et à mesure que mon ventre (et mes hanches !) s’arrondissait. Et je les ai mis au monde avec l’envie et le besoin viscéral de les tenir enfin dans mes bras, de les toucher, les embrasser et les contempler. Des petits humains parfaits. Mon œuvre (et celle de chéri, évidemment), ma vie.


Jour après jour, je les ai vu grandir et je les y ai aidés. De leurs sourires béats après la tétée à leurs premiers pas branlants, de leurs premiers mots à l’apprentissage de la lecture. J’ai photographié leurs déhanchés pendant les kermesses, j’ai encouragé leurs goûts, j’ai partagé leurs petits plaisirs et les ai grondés pour en faire des citoyens en devenir.

J’y travaille encore, bien-sûr. À 15, 13 et 7,5 ans, ils ont encore besoin de leurs parents, même s’ils prétendraient parfois l’inverse. Mais ils sont déjà eux, si grands. Et je m’émerveille de penser qu’ils sont de moi. Qu’ils sont ma création vivante. Numéro 2 me dépasse, numéro 1 est une jeune femme, numéro 3 n’est plus un bébé. Ils font leurs choix et se distinguent.

Leurs disputes les construisent, leurs rires me consolident.  Ils sont enfants parce que je suis mère mais je suis mère parce qu’ils m’ont fait l’honneur de venir au monde. Et ils sont tout simplement heureux et en bonne santé, j’ai de quoi être fière, non ?

Oui, il y a ces moments où j’ai des étoiles dans les yeux et je voudrais prendre à témoin le monde entier : j’ai réussi ça ! Je les ai réussis !! Ils sont mon bonheur, ma vie et plus encore.

Mais j’imagine que vous aussi, vous l’avez ressentie cette fierté infinie !!

Fierté infinie...
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