Et au bout, la lumière...

Publié le par Raphaëlle Hosteins

Tenir debout, même un peu branlante et les yeux brillants, rester debout malgré une altercation avec numéro 2 et s’effondrer pour une broutille. Oui, je n’ai pas trouvé mes jolis pompons jaunes. Je les ai cherchés partout. Je les ai eu longtemps sous le nez et quand j’en ai besoin...
Alors ma colère et mon impuissance s’emparent de moi, violemment. Je pleure. Je serre les dents, les poings et je pourrais tout casser ou me frapper la tête contre un mur. C’est irrationnel et inapproprié.
Mais je sais que ces pompons ne sont que les catalyseurs. J’étais tellement sous pression et tous les ingrédients étaient déjà réunis. Il ne suffisait que d’une étincelle.


Et de quoi j’ai besoin là tout de suite ? De compassion. D’un mot gentil. D’un soutien même tout petit. Chéri n’est pas là. Et numéro 2 tourne autour, en silence. Il ramasse ce que je fais tomber avec rage.
Il est bien incapable de me consoler, de me prendre dans ses bras. Il ne sait pas faire. Je n’ai pas su le lui enseigner.
J’en suis bien malheureuse. Peut-être que lui aussi d’ailleurs.
Alors quoi ? Il ne m’aime pas ? Ou il ne sait pas l’exprimer. Oui, ça doit être ça. Il le faut. Et le mieux qu’il ait pu, c’est de rester à mes côtés...


Ainsi en est-il de la vie de maman. Sûrement pas pour tout le monde mais chez nous c’est comme ça. On ne sait pas bien faire et on en souffre. Petit à petit j’essaie de réparer, de changer mais rien ne se fait en un claquement de doigt n’est-ce pas ?

Ma victoire ce soir, malgré tout, aura été de ne pas me laisser submerger par ma colère au moment de notre altercation. Et d’être allée vers lui. Lui parler gentiment, l’encourager à parler à son tour.
Mais il m’aura bien fallu laisser cette colère vivre sa vie pour ne pas pourrir la mienne. Qu’elle ne reste pas dans mon ventre pour me grignoter les belles choses.
Et naturellement, écrire cet article m’a aussi apaisée. Poser des mots sur des ressentis, des phrases sur des sentiments, ça dédramatise et ça les met en lumière. Et une fois éclairée, la situation est acceptable et n’est déjà presque plus qu’un souvenir.

Je prends le temps de réfléchir, de me calmer, d’analyser autant que possible. Et j’en conclus qu’il ne faut pas rester dans le noir, aveuglé par sa sourde colère. Et quoi de plus puissant que l’amour que l’on porte à notre enfant pour sortir de l’obscurité ?

Et au bout, la lumière...
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