Contrôler ou laisser faire: les 2 mon capitaine!

Publié le par Raphaëlle Hosteins

J’erre sur Instagram et je tombe sur cette photo d’un enfant habillé, comment dire… n’importe comment. Et cette légende de la maman : « moi, je les laisse s’habiller comme ils veulent. Et vous ? »

Après avoir soigné mes yeux qui saignaient et arrêté de rire à la fois, j’ai empoigné mon téléphone pour écrire ce que j’en pensais. Parce que oui, j’ai un avis sur cette question fondamentale dont la réponse ne fera pas avancer le monde. Peu importe, je vous livre ici le résultat de ma pensée.

 

Tu as donc les parents qui laisse leurs enfants carrément choisir leurs vêtements. Bon c’est moche évidemment, tout dépareillées, mais j’imagine que c’est une conviction personnelle. Les laisser s’exprimer, paraître ce qu’ils sont, assumer leurs choix…
Faut-il quand même rappeler que ces mêmes enfants sont capables de manger leurs crottes de nez ou pire ! Je ne crois pas que les laisser faire tout ce qu’ils veulent soit une bonne chose. Mais bon, c’est mon opinion qui n’engage que moi.
Et puis tu as les parents qui choisissent tout pour leurs enfants, de la chaussette jusqu’à la coiffure, tout le temps. J’avoue, je les regarde jalousement (les enfants, pas les parents). Ils sont tellement mignons ! Beaux même ! Il n’y a pas de fautes de goût. Les enfants sont tout propres, tout assortis. Des images Instagram. Des enfants modèle tout droit sortis de magazines. Pour autant, je suppose qu’ils trouent leurs collants et se dessinent sur les manches comme les autres enfants (ou alors il n’y a aucune justice !!!).
En tout cas, je ne crois pas que tout faire à leur place, tout maîtriser, soit une bonne chose.
Et puis tu as les parents normaux. De mon point de vue toujours. Et quand je dis « normaux », j’entends toujours que c’est la majorité, la masse. Ce sont ceux qui laissent le choix à leurs enfants à condition qu’ils ne ressemblent pas à un mannequin de la fashion week. Qui les font participer sans dire amen à tout.
Tu vois ? Disons que ces parents-là opèrent un certain contrôle dans l’achat des vêtements et surtout dans la composition de la tenue. Ce qui permet d’éviter le legging bariolé avec un T-shirt rayé et un gilet en peau de bête.

Sans surprise, je fais partie du troupeau de ces parents-là. Qui guident sans contrôler. Qui accompagnent. Parce qu’on ne peut quand même pas supposer que nos enfants, à 3 ans ou même 7 ans, soient en capacité de faire de bons choix ! Evidemment, il n’y a pas danger à ce qu’ils se sapent mal. Du moins, pas de danger physique. Encore que… LE risque réside dans le regard de l’autre. On peut leur apprendre à s’en moquer, oui, mais est-il nécessaire de le faire de cette façon ? Jetés dans la fosse aux lions ?


Et ce qui est vrai pour les vêtements l’est aussi pour tout le reste. La nourriture, le temps devant les écrans, les jouets !
Il y a les parents qui choisissent les jouets et en interdisent dans leur maison (pas d’armes par exemple ou de dinosaures… Non mais j’te jure, la dame elle l’a dit dans le reportage « je ne comprends pas les jouets de dinosaures. C’est moche ! Il n’yen aura jamais à la maison »). Et puis tu as ceux qui achètent tout ce que leurs enfants demandent. Orgie de cadeaux. A noël, aux anniversaires, à la St Glinglin et tous les jours en fait.
Il y a ceux qui laissent leurs enfants devant les écrans autant qu’ils le souhaitent et ceux qui n’offrent un téléphone portable qu’à la majorité.
Il y a ceux qui nourrissent leurs enfants de tout ce qui leur fait plaisir, et laissent manger des bonbons à toute heure. Et il y a ceux qui ne font que des repas maison, en tachant de bien varier les fruits et légumes, en interdisant les sucreries...

Bref. Vous avez compris, on peut décliner à l’infini. Il y a les parents trop et les parents pas assez. C’est un peu l’histoire de Boucle d’Or. Le lit trop est dur, le lit est trop mou ! La soupe est trop chaude, la soupe est trop froide !
Et moi je suis le petit ourson. En tout cas j’essaye.
C’est un peu ma ligne de conduite : être juste. Et bannir ce « trop » qui est rarement une bonne chose.

Et puis les laisser tout faire comme ils veulent, ça heurte mes convictions Et j’ai toujours la crainte qu’ils soient rejetés des autres.

Et le contrôle absolu, ça demande trop d’effort. J’ai la flemme.

Moi, je suis juste une maman comme les autres. Et j’espère être une maman juste, comme les autres ?!



 

Publié dans billets d'humeour

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