T'as vu, j'suis écolo!

Publié le par Raphaëlle Hosteins

Je ne vois ma maman que trop rarement. Nous habitons à plus de 600 kilomètres l’une de l’autre.

Cet été, j’ai eu le plaisir de la recevoir à la maison (et elle la gentillesse de me la garder pendant nos vacances). Et c’est là qu’elle a découvert ma nouvelle lubie verte.

Elle essuie ma nouvelle tasse préférée (après Pocahontas et Mickey) et me demande où elle doit la ranger car elle ne l’avait encore jamais vue. Je lui présente donc ma tasse écolo avec sa passoire et son petit couvercle et je lui dis que je n’achète désormais plus que du thé en vrac. Hmmmm

Puis elle plie le linge avec moi (oui, ma maman aime bien m’aider dans les tâches ménagères) et me regarde avec un air interrogateur. Elle est bizarre cette culotte ! (Pour ne pas dire moche et pas sexy). Oui, maman, ce sous-vêtement est un test pour réduire ma consommation de serviettes hygiéniques (tu vois le truc, non ? Pas besoin de te faire un dessin ?). Hhhmmmmm

« Et tu en fais d’autres des trucs écolos ? » Alors oui, un peu. Tu vois, la lessive est faite maison. Je ne suis pas encore au point mais j’ai bon espoir de trouver la recette qui me conviendra. Ah oui, j’ai fabriqué du shampoing que numéro 1 n’a testé qu’une fois. Il faut que j’essaye aussi.

Le sujet trouvé, elle m’a posé quelques questions. J’ai pu lui confirmer que, oui, il faut un peu de produits dédiés (du savon de Marseille, du bicarbonate de soude, des huiles essentielles…) et que je ne m’arrêterai pas en si bon chemin. J’espère.

Agir pour la planète, réduire ses déchets, être un peu écolo quoi, eh bien cela permet de ressentir une petite fierté. J’avais grand plaisir à faire la visite guidée à ma maman, avec un sentiment de faire bien.

Et puis, paradoxalement, s’inscrire dans un mouvement vert te met aussi en position de faiblesse. Plus tu en fais, plus on te fait de reproches en fait. C’est vrai pour chéri qui n’hésite pas à m’asséner un grand « alors ça, c’est pas du tout écolo !! » quand l’occasion se présente. Et ça a été vrai pour ma maman qui a eu la même réflexion en voyant des lingettes multiusages dans ma main. Pour ma défense (et il m’a semblé indispensable de me défendre sur le moment), j’avais déjà ces lingettes depuis fort longtemps dans mon placard alors autant les utiliser, non ?

Je n’en veux ni à l’un ni à l’autre de souligner ces manquements écologiques. Ils ont raison sur le fond. Et j’aimerais en faire plus. Mais, comme je l’ai déjà écrit, il me semble plus sûr, pour ma part en tout cas, d’y aller lentement et d’ancrer nos nouvelles habitudes dans nos vies plutôt que nous précipiter sur tout et ne rien faire complètement.

A l’évidence, je vais encore faire tout un tas de choses dont je ne serai pas fière mais en conscience (contrairement à il y a peu). Petit à petit, je et nous consommerons mieux. Et si je n’ose m’engager entièrement de peur de ne pas tenir promesse, je suis intimement persuadée que nous allons tous évoluer en ce sens. Par la force des choses. Par le changement de mentalité qui s’opère et auquel nous participons à chaque action verte. Et poussés par nos enfants pour qui l’urgence écologique est une réalité et qui sont élevés dans cette idée tellement évidente que la planète est notre plus précieux trésor.

Publié dans En vert et contre nous

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