Disputes: mes enfants s'entendront-ils?

Publié le par Raphaëlle Hosteins

Quel que soit l’écart d’âge, le sexe, l’éducation, le caractère… dans la plupart des familles, les enfants se disputent. Plus ou moins gravement, plus ou moins fréquemment mais quel parent ne s’est jamais plaint des chamailleries ?

Pas moi en tout cas. Je m’en suis souvent plainte et pour cause. Mes 2 grands numéros ont 2 ans d’écart, sont une fille et un garçon, ne se ressemblent pas au niveau du caractère et sont éduquées de la même façon, autant que faire se peut. Et pendant des années, ils se sont disputés.

C’était à qui embêterait le plus l’autre. Et il y a ce que nous voyions, ce que nous pouvions constater. Et ce qui se passait réellement.

Ce que nous avons constaté :

Numéro 2 taquinait sa sœur (oui, « taquiner » est un verbe qui rassure les parents), lui disait des méchancetés et elle pleurait, râlait très fort pour que nous entendions et que nous réagissions. Et même si nous nous sommes efforcés d’être aussi justes que possible, il est très certainement vrai que numéro 1 a dû nous manipuler, que nous avons manqué, que nous nous sommes trompés…

Ils étaient d’accord sur pas grand-chose et je bénissais les instants de grâce pendant lesquels ils s’entendaient ou au moins n’étaient pas en conflit. Je désespérais et craignais même qu’ils ne s’aiment pas. Au point que, lorsque j’avais des preuves de leur attachement réciproque, je fondais d’amour et de soulagement. Je me souviens de cet épisode où numéro 2 s’est fait bousculer par un cheval. Nous avions tous eu très peur et numéro 1 était en larmes. Ces instants sont rares et précieux mais ils existent et je me rattachais à eux.

Comme tout parent, nous étions malheureux de les voir ainsi et j’avoue donc que j’étais parfois inquiète.

 

Ce que nous avons appris (très) récemment :

Numéro 1 rejetait régulièrement son frère et surtout quand ils n’étaient pas seuls. Ainsi, lorsque les cousins, par exemple, s’amassaient dans la chambre de numéro 1, l’aînée de tous, elle autorisait, dans sa grande bonté, son petit frère à rentrer également mais il devait rester debout, à l’écart. Pour le sensible qu’il est en réalité (même s’il s’en défend), c’était une épreuve dont il ne se plaignait pas auprès de nous (à moins que je ne l’aie pas entendu ? écouté ?) mais qui lui pesait.

 

Quoi qu’il en soit, leurs relations étaient tendues et je craignais qu’elles le soient à jamais.

Et puis, 2 événements ont changé la donne.

D’abord ces quelques mois durant lesquels nous avons habité la Guadeloupe et où nous ne connaissions personne. Les enfants, 12 et 10 ans pour les grands, ne pouvaient compter que sur eux-mêmes pour s’occuper. Ils ont appris à passer du temps ensemble sans se chamailler. Et même à apprécier la présence de l’autre.

Ensuite, l’âge tout simplement. Quand numéro 2 a atteint l’adolescence, leurs centres d’intérêts ont commencé à converger. Ils ne passent pas tout leur temps ensemble, ne fréquentent pas les mêmes copains. Ils ont une vie bien distincte. Mais ils ont créé une complicité que je n’aurais jamais espérée. Ils rient, chantent, discutent… Ils sont beaucoup plus sereins.

Ils se disputent encore mais avec de la retenue. Ils ne sont plus ennemis. Ni amis pour autant, je pense. Ils ont des relations saines de frère et sœur et ressentent du plaisir à être ensemble.

Je n’y suis pas pour grand-chose et je n’ai aucune solution miracle à vous donner. Ce que je peux vous dire avec certitude : ne perdez pas espoir ! Serrez les dents, continuez à les élever dans l’amour et le respect et gardez confiance en l’avenir.

Aujourd’hui je me régale à les voir tous les deux.

 

 

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