Les bouchons de Bordeaux

Publié le par Raphaëlle Hosteins

Bordeaux a été « élue » troisième ville la plus embouteillée de France. Triste record.
Elle avait été élue maintes fois la ville la plus attractive pour les travailleurs ou pour les touristes. La ville où il faisait bon vivre.
Et c’est plutôt vrai que la vie est agréable dans le sud-ouest. Il y a assez de soleil (bien qu’on en manque toujours), il y a l’océan à proximité (comptez une heure de route quand même) et la montagne pas si loin. Et la ville en elle-même est magnifique. Des constructions superbes en pierre, de l’Histoire, des aménagements réussis…


Mais effectivement, le point noir, c’est la circulation. Moi qui viens de Brest, où, il y a 20 ans, il n’y avait à peu près jamais de bouchons, j’étais des plus fébriles quand je devais piloter dans la capitale aquitaine. Et à l’époque, les embouteillages n’étaient pas aussi étendus ! Remarque des bouchons dans une ville réputé pour le vin, c’est plutôt cohérent !


N’empêche que c’est vraiment usant. Pour exemple, mardi matin je suis partie avec 10 minutes de retard (ah bah oui, j’avais oublié d’étendre le linge, et pour ne pas le retrouver tout puant, j’ai dû faire un choix). Donc, 10 minutes de retard pour le départ = 30 minutes de perdues à l’arrivée. Tout se calcule. Chaque minute compte. Et voilà pourquoi, presque chaque matin (j’essaye d’arrêter…), je répète à Numéro 3 : « dépêche-toi », « Active ! », « tu es prête ? », « On y va là ! ».


D’ailleurs, c’est plutôt amusant, puisque cet article je l’écris depuis ma voiture, dans les bouchons, dans ma propre ville. 30 minutes pour parcourir 4 kilomètres ! Pour ne pas perdre de temps, je dicte à mon précieux téléphone ces quelques phrases. Rien de plus inspirant que de vivre le sujet de ton article en direct ! J’inspire, j’aspire, je souffle.


Et là je vous parle simplement de mon agacement. Mais il s’agit de plus que ça. D’écologie notamment. De nuisances sonores et olfactive pour tous. De temps, d’énergie ! D’argent aussi !


Je pourrais prendre le tram depuis mon domicile jusqu’au travail. Je l’ai d’ailleurs fait pendant longtemps. Ce mode de déplacement a quelques avantages.

  • Tu peux faire autre chose puisque tu ne conduis pas : faire tes courses, envoyer des messages, lire, écrire, dormir même ! A condition tout de même que tu sois assis. C’est un peu risqué de s’assoupir debout…
  • Tu peux observer les gens et trouver un tas de sujets d’articles passionnants ! Ou amusants !

 

Mais je dois encore conduire Numéro 3 à l’école. Et je ne me vois pas l’accompagner en bus et repartir en transports en commun. C’est beaucoup plus long que juste prendre la voiture. Et j’ai retesté il y a peu : domicile-travail en transports en commun a duré près de 15 minutes de plus que domicile-école-travail en voiture. Malheureusement, je choisis de gagner du temps. J’espère que la planète comprendra…

Alors je continue à utiliser mon véhicule tous les jours et à prendre mon mal en patience. Je continue à favoriser les bouchons et je participe, contre mon gré, à ce triste podium.

 

Les bouchons de Bordeaux
Les bouchons de Bordeaux
Les bouchons de Bordeaux
Les bouchons de Bordeaux

Publié dans billets d'humeour

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article

La Vie sans chaussettes 06/02/2020 02:03

Et pourquoi pas le velo ?
Vraie question, je comprends l'argument temps de trajet. Les transports en commun peuvent ne pas convenir. Mais quid du velo ?

Raphaëlle Hosteins 06/02/2020 07:32

J'étudie la question mais pour plus tard, quand numéro 3 ira seule à l'école. Je ne me vois pas la transporter avec son cartable d'autant que son école, aujourd'hui, me fait faire un gros détour. Mais j'y pense oui!