Point C: jour 4

Publié le par Raphaëlle Hosteins

Je me réveille un peu plus facilement même si je ramène avec moi un super cauchemar. Le temps de prendre connaissance des nouvelles publications sur les réseaux sociaux et je me lève, prête pour cette nouvelle journée confinée.

Petit- déjeuner, douche, shampoing et je m’installe dans le salon. Je suis plus disposée et les devoirs de numéro 3 se passent dans le calme. Je l’accompagne à chaque étape contrairement aux premiers jours où je l’ai laissée un peu se débrouiller. Dans le même temps, je continue le travail qui s’est ralenti pour moi.

Pour ce qui est de numéro 2, nous mettons le nez dans ses affaires pour découvrir qu’il n’a pas encore commencé ce que les professeurs attendent de lui. Pas de surprise. Une petite déception toutefois, on ne se refait pas. Du coup, il est un peu moins enthousiaste que la veille.

Quant à chéri, il enchaine les visioconférences. Les chantiers sont à l’arrêt quand, finalement, dans l’après-midi, le président fait un appel à reprendre le travail. Il ne sait plus trop sur quel pied danser. Il attend les instructions. Quoi qu’il en soit, il tient son poste, même à distance.

Alors que tout semblait se caler, les doutes subsistent.

Après-midi

Il m’a été demandé de ramener l’ordinateur qui m’avait été prêté pour les élections. Je me prépare donc une autorisation pour circuler en ville et j’en profiterai pour aller faire mes courses. Je mets du temps à me décider à sortir et puis je me lance.

Les rues ne sont pas désertes mais très peu fréquentées. Bordeaux est nue. Rares sont les humains qui s’y aventurent. C’est quand même étrange à observer.

Dans la grande surface, tout est parfaitement organisé : l’entrée se fait d’un côté et la sortie de l’autre. Il y a peu de monde et les caisses font respecter les distances. Quelques rayons sont vides (lardons, emmental râpé et crème fraiche manquent à l’appel… le français est un grand fan de carbonara visiblement !!) mais on trouve presque tout. Tout est calme, fluide. Ce n’est pas désagréable.

 

Je rentre à la maison sans encombre. Je serais presque déçue : je n’ai pas été contrôlée.

En tout cas, nous avons de quoi tenir quelques jours sans sortir et même nous régaler.

 

J’ai plus de temps (ah bon ? Je ne m’en suis pas encore rendu compte) et je cuisine un peu plus. Un peu plus que rien, ça fait toujours pas grand-chose mais les repas se structurent et sont plus équilibrés que d’habitude. Ce soir, nous partageons une plancha de table : simple, bon et convivial. Demain nous ferons une carbonara… ou pas 😊

 

Fin du jour 4. Quelques tensions sont apparues. Rien de bien méchant mais il est difficile de trouver sa pleine place quand on est accoutumé à vivre séparément en semaine et à voir du monde le week-end. Nous n’allons tout de même pas nous plaindre car nous sommes chanceux d’être plusieurs et d’avoir un extérieur. Rien ne nous manque réellement si ce ne sont nos habitudes de vie. Il y a pire comme situation de « guerre ».

Publié dans covid-19

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