Point C: Jour 6

Publié le par Raphaëlle Hosteins

C’est samedi, je reste au lit. Un peu. Pendant que chéri joue au coach sportif à distance avec sa sœur, je parcours les réseaux sociaux, allongée sur le lit, caressée par le soleil. Puis je prends un petit déjeuner sans me presser. Et je finis mon thé au-dessus du puzzle que j’ai acheté pour occuper tous les enfants et que je fais seule en fait.

Vient en suite l’heure de l’apéro. Encore ??? Ben oui. Chéri et moi ne sommes pas tout à fait d’accord sur le sujet mais je préfère éviter le conflit et je me gave de biscuits. Il va m’en falloir des séances de sport pour éliminer tout ça !

Pour cet apéro, on a invité les beaux-parents puis le beau-frère. En visio, évidemment. C’est pas pareil mais c’est déjà bien. Vraiment, que ferions-nous sans internet ??

 

A la fin du repas, chéri engage une discussion avec les enfants : « quand vous serez parents, que ferez-vous différemment ? ». Dangereux comme sujet. Evidemment, tout ce qui en sort est une sorte de critique sur notre propre éducation. S’ensuit une conversation sur l’avenir, le travail scolaire, la confiance…La tension monte un peu. J’aimerais autant éviter ce genre de discussions mais il ne faut pas fuir devant tout, n’est-ce pas !

Déjà tendue certainement, je m’engage ensuite dans une nouvelle conversation désagréable, avec chéri cette fois. Ça ne loupe pas, on n’est pas d’accord. Et l’un comme l’autre fait sa mauvaise tête. Chéri est habitué à être seul la semaine. Moi aussi d’ailleurs. Il est donc difficile d’être ensemble H24 et de trouver son espace. Faire des concessions tout le temps, c’est fatigant. De temps en temps, on relâche la pression et on s’engueule. Ça ira mieux demain. Ou même aujourd’hui…

Après-midi

Chéri s’affaire dehors et moi dedans. Je repasse en regardant Super Nanny. J’adore cette émission grâce à laquelle j’ai l’impression d’assurer. Ça fait du bien au moral parfois. Et j’ai une pensée émue pour ces parents qui ne s’en sortent pas et qui doivent rester confinés…

Les enfants, sous la direction de numéro 2, nous font des Roses des sables. Ça sent bien bon dans la maison.

Bref, la vie suit son cours. Ça fait à peine une semaine qu’on est ensemble à la maison, c’est encore supportable.

 

Le soir, nous enchainons : The Hundred (les hommes se battent entre eux et détruisent leur planète…), The walking dead (la contamination se poursuit et les hommes se battent entre eux) et les informations. Ça fait beaucoup de noirceur et de tristesse en quelques heures. Mais indéniablement, ce sont les informations qui m’abattent le plus. Cela faisait plus de 24 heures que je n’avais pas entendu les nouvelles et je suis atterrée. Je commence à avoir peur d’attraper cette m***. Les gens meurent seuls après avoir passé des jours à juste essayer de respirer…

Ma nuit s’annonce sombre…

Publié dans covid-19

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