Point C: Jour 16

Publié le par Raphaëlle Hosteins

Le soleil revient timidement. Maigre consolation cependant. Il fait toujours froid.

Mon humeur de la veille s’est installée. Je me sens triste, vide. J’ai l’impression que nous ne vivons plus ensemble mais seulement côte à côte. Nous nous retrouvons pour les repas, sans conviction.

J’imagine qu’il ne s’agit que d’une phase. J’espère qu’elle sera courte. Je ne sais pas faire semblant et quand je me sens mal, ça se voit.

 

Réfugiée dans le bureau une bonne partie de la matinée, j’ai assisté numéro 3 pour ses devoirs le temps que l’homme fasse sa visio. Et ma mauvaise humeur s’est répercutée sur cette (pourtant formidable) activité. Au lieu de l’aider, de la guider, je me suis braquée. J’ai préféré capituler avant la fin pour ne pas la dégoûter à vie des mathématiques (ou de moi).

 

Et puis j’ai à peine aperçu les 2 grands qui ne sortent pas leur nez de leurs chambres. Travaillent-ils ? Je n’ai même pas le courage d’aller voir car je n’ai pas la volonté de me fâcher. Optimisme quand tu nous tiens…

 

Dans l’après-midi, je reste dans le bureau. Je rêve de voyages, d’évasion. Le soleil me fait un clin d’œil : ok, je vais sortir un peu. Je propose donc aux enfants de jouer un peu au basket. Pas hyper physique mais au moins on est ensemble et on rit. On se fait une « bouteille » (et il n’est pas question de bière ici…)

Sans surprise, numéro 3 est hyper nulle. Pour sa défense, le panier est très haut et puis elle préfère rire et se rouler par terre de toute façon. Numéro 1 et moi nous en sortons pas trop mal. Nous dépassons numéro 2 qui est en PLS. Il faisait le malin et finalement, il découvre qu’il n’est pas bon. On se moque de lui et de nous parce que, dans l’ensemble, on est tous très mauvais.

Numéro 2 me rattrape et numéro 1 s’envole. Elle domine. Elle gagne.

Bon, c’est toujours ça de pris : du temps ensemble. Du coup, pris dans le mouvement, le repas se poursuit dans la bonne humeur. Avec les 2 grands, je tente les checks de pied (ça s’écrit comme ça ?). On saute sur un pied pour se toucher l’autre, puis on inverse, puis on le fait dans le dos… Evidemment, je suis pathétique et je ris. Ouf ! Une journée sauvée !

Publié dans covid-19

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