Point C: Jour 22

Publié le par Raphaëlle Hosteins

Nouveau lundi- STOP- 4ème semaine de confinement-STOP-parents en burn out-STOP-au-secours…

Mais nooonn !!! C’est une plaisanterie !

Après le petit cafard du dimanche soir, j’ai entamé ce lundi avec détermination. J’ai abandonné complètement et avec ravissement les devoirs à chéri car je savais que j’allais être très occupée. J’ai en effet attaqué un gros morceau de mon travail et participé à 2 réunions. Cela a pas mal occupé ma journée.

Pendant ce temps-là, j’ai profité à distance des devoirs. Le bureau n’est pas insonorisé et les douces voix de l’homme et de ses 2 derniers enfants me sont parvenues comme une charmante musique issue tout droit du Hellfest. Cette expérience m’a ouvert les yeux : chéri doit largement participer à mes petites montées en tension quand il est lui-même dans le bureau. C’est la vie de famille en confinement !!

 

Je tiens à préciser (et je n’écris pas ça parce que chéri me lit et qu’il me commente ensuite mes articles…) que l’homme est resté très calme. L’enfant numéro 2 aussi. Le numéro 3 a versé des larmes parce que « c’est trop duuurr !! ». Je crois que la grammaire a un message pour elle : « nous ne sommes pas faites l’une pour l’autre. Adieu !!! ».

L’élément remarquable, je tiens à vous le partager, est le mail que numéro 2 a envoyé à un professeur pour s’excuser de son retard. Oui, il envoie les devoirs avec du retard mais vous comprenez, ce n’est pas sa faute. Il manque de temps « entre les devoirs et les tâches ménagères »… Il a osé ! J’ai hésité entre rire et sauter en l’air mais je n’avais pas envie de contrarier mon périnée. Alors j’ai ri. Mais un peu jaune quand même. Je me demande comment sera accueilli ce mensonge. Remarque, pour en faire une vérité, je devrais lui imposer tout un tas de corvées. Sacré numéro !

 

Je ne vous parle pas de numéro 1 parce que, si je ne l’avais pas vue ce matin et ce midi, je ne saurais même pas qu’elle vit avec nous. Elle passait déjà pas mal de temps dans sa chambre mais je crois que c’est pire maintenant. Ou alors, je m’en rends compte parce que je suis moi-même plus souvent à la maison.

 

Après ma journée de travail, je suis restée chauffer le fauteuil du bureau. J’ai poursuivi la correction de mon manuscrit. J’en suis presque à la moitié ! Malheureusement, je ne trouve pas le temps d’attaquer un autre projet d’écriture. Ou plutôt de poursuivre celui que j’ai à peine mis en route. Je me rends compte que le temps et le calme sont des luxes. Et je comprends mieux pourquoi les écrivains (dans les films en tout cas) s’installent dans des maisons en bois isolées en plein milieu d’une forêt, près d’un lac, sans électricité… Ouais, enfin t’as compris le principe.

 

En fin de journée, nous retrouvons des copains sur la tablette pour suer ensemble. Squats, levers de genoux et autres joyeusetés nous mettent à plat. On a bien travaillé les fessiers. J’ai trop forcé sur les bras. Je garde espoir que tout ces efforts ne soient pas vains.

Publié dans covid-19

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