Point C: Jours 41 et 42 - 6ème week-end de confinement

Publié le par Raphaëlle Hosteins

Et un week-end de plus. Un 6ème week-end de confinement.

Nous avons ressorti les classiques et joué au yams le matin et au tarot l’après-midi. L’avantage du yams, c’est qu’on peut tous y jouer et que numéro 3 participe donc. Ce n’est pas toujours évident pour elle car nous avons plaisir à partager des activités de grands avec nos deux ados et elle se sent parfois exclue.

Et c’est donc l’avantage d’avoir des ados : on peut presque tout faire avec eux. Et notamment le tarot ou la belote, jeux que chéri et moi apprécions. Et puis, ils permettent de réfléchir, ce n’est pas du luxe.

 

L’après-midi est chaud mais l’orage gronde. Nous avons la grande chance d’avoir une piscine couverte et nous décidons donc d’en profiter. Pour ma part, je suis un peu frileuse. Placer mon téléphone dans ma petite pochette étanche m’a aidée à sauter à l’eau. Photos et selfies, vidéos à l’endroit, à l’envers, au ralenti… J’adore !! On joue aussi au ballon, on rit. Et tout ça avec le bruit de la pluie sur le dôme. C’est un luxe, nous en avons conscience, surtout en ce moment. Et nous ne manquons pas de rappeler aux enfants qu’ils ont de la chance et qu’ils doivent la savourer.

 

Dimanche. Je me lève extrêmement tôt. Bah si ! 8h30 !! C’est tôt pour un dimanche !! Chéri est déjà debout, comme d’habitude. Il vient même de quitter la maison pour son footing dominical. C’est aussi ce qui m’a tiré du lit : le dimanche, je cours. Le matin, c’est mieux. Avant que la pluie s’invite, c’est idéal.

Je pars donc courir vers 10h. Je rencontre du monde. Un peu plus à chaque sortie. Ça reste peu important pour un dimanche mais on sent que les gens s’habituent, prennent un rythme et jouissent de leur droit d’aller se promener. Ce n’est pas encore la foule, on peut donc s’éviter facilement.

Pendant le petit-déjeuner, j’ai fait des recherches sur internet pour avoir une idée sur la conduite à tenir pour perdre ce satané ventre. Et durant mon footing, je pensais encore à lui. Impossible de le semer au détour d’un virage et les kilomètres parcourus ne le font pas fondre. Je me désespère. Et au retour de ma course, je trouve chéri qui… pèle des pommes de terre pour faire des frites. Des frites !!! Je sais bien que le secret se trouve dans la nourriture. Il faudrait que je mange moins et mieux. Mais si c’est déjà très difficile en temps normal, en période de confinement ça devient presque mission impossible !  Jus de citron et carottes crues : mon apéritif est raisonnable. Je recule pour mieux sauter. Adieu !!!!

 

 

Le reste de la journée est un peu fade. Chéri part pour Paris après le déjeuner. Je nettoie les sols du rez-de-chaussée et pendant que ça sèche, je m’installe devant l’ordi pour retrouver, une nouvelle fois, les copines. C’est toujours un moment agréable au cours duquel tu n’oublies pourtant pas vraiment le confinement (inexorablement, il s’invite dans la conversation).

Les oiseaux chantent mais le calme de la maison agit sur mon moral. Je me sens un peu triste parce que chéri est parti (j’y suis pourtant très habituée !!) et parce que demain je travaille. J’aime mon travail mais je n’ai pas goût, là tout de suite. Je sais que demain, je ne me poserai pas de question et je m’y mettrai à fond. Demain. En attendant, je regarde les minutes défiler. Et j’écris.

Publié dans covid-19

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