Déconfinement: Jours 8 et plus

Publié le par Raphaëlle Hosteins

J’ai pris une grande décision : je n’écrirai pas tous les jours.

Oui, bon, c’est vrai que c’est le cas depuis déjà quelques semaines. Je l’acte pour 2 raisons.

D’abord, vous l’avez compris, je suis pas mal occupée avec le travail, un peu par les travaux et je garde les miettes de mon temps pour mes enfants. Même si je le voulais, je n’y arriverais pas. D’ailleurs ma kiné a été claire : il faut que tu fasses tes exercices tous les jours et évidemment, ça ne laisse plus beaucoup de place pour autre chose (mais je n’arrêterai pas, vous seriez trop malheureux… ou moi)

Ensuite, même si la vie n’est pas normale, même si les mesures d’hygiène se sont imposées et nous chamboulent, même s’il y a encore beaucoup à repenser et des tas de choses à réintroduire doucement, malgré tout ça, nous prenons gentiment nos marques. Les jours se suivent et ont un petit air du précédent. Il ne serait pas intéressant de vous narrer ma vie, jour après jour (oui, je sais, je l’ai déjà fait sans vous demander votre avis mais je suis changeante, d’aucuns diraient lunatiques, et chéri oserait avancer que je suis une chieuse)

 

Et puis, il va peut-être falloir que je reprenne la plume sur des sujets plus divers. Numéro 3 est en train de m’inspirer grave en ce moment. Il doit y avoir de bons sujets sur la préadolescence.

Préadolescence et confinement

Préadolescence : mais pourquoi est-elle aussi pénible ?

Préadolescence rock’n roll égale-t-elle une adolescence boogie woogie ?

Bref, je vais essayer d’écrire à nouveau sur tout et rien. N’hésitez pas à me donner des thèmes !

 

Ce début de semaine, les travaux dans la cuisine ont bien avancé. Ça prend forme tout doucement. Je me demande comment j’ai supporté cette pièce si longtemps. Non, je sais : quand tu n’as pas le choix (ou que tu crois que tu ne l’as pas ou que tu ne te laisse pas le choix… enfin, t’as compris), tu t’adaptes. Tu acceptes. Rien ne sert de rêver à l’inaccessible si ce n’est souffrir de ne pas l’atteindre (putain, c’est super beau). Ou disons que chaque chose arrive en son temps. Rêver, c’est bien mais il faut se donner les moyens de réaliser son rêve. Et si on n’a pas les moyens, mieux vaut accepter son sort et se satisfaire de la chance qu’on a. restez-là, je vais faire un stage bouddhiste et je reviens…

 

Pendant le confinement, nous avons hésité à investir dans une table de ping-pong. Ça nous fait envie depuis longtemps at on s’est dit que c’était précisément le bon moment. Non ? Mais quand on regardé les sites qui en vendaient, nous nous sommes heurtés aux difficultés de cette période : stock et livraison. On a fini par se lancer. Un peu tard, oui. Trop tard.

Nous avons donc reçu notre table ce lundi, 2ème semaine de déconfinement. Je m’attacherais à cet adage : « Mieux vaut tard que jamais ». Le confinement est terminé mais on va passer beaucoup de temps chez nous, plus que les autres années. Et tout le monde est content. Nous jouons plutôt mal mais avec plaisir. Et puis, j’en connais 3 qui se sont régalés avec les cartons. Pendant que chéri et moi montions la table (tiens, je vais vous en parler plus en détail… il y a un peu à dire), les enfants ont investi les grands cartons et se sont fait des vaisseaux ou des cabanes. Oui, mes 2 ado et ma préado. Et j’avoue que j’aurais bien essayé aussi, ça avait l’air rudement marrant.

Donc, chéri et moi avons monté la table. Mais quand je suis rentrée du boulot, il avait commencé, assisté de numéros 1 et 2. C’est vrai que chéri bricole beaucoup. Il est plutôt doué et moi pas. Mais j’ai un atout : je réfléchis (ne me faîtes pas écrire ce que je n’ai pas tapé sur le clavier : chéri réfléchit aussi mais face à une notice de montage, il s’emballe un peu). Et quand la moitié de la table n’a pas voulu pivoter, chéri était prêt à accuser les concepteurs d’avoir fait n’importe quoi (bordel de merde). J’ai donc analysé longuement la notice et mon verdict est tombé : tu n’aurais pas mis cet élément à l’envers ? (d’une petite voix douce et discrète)

Oui, j’énonce mon verdit avec tact et diplomatie, mes 2 gardes du corps qui me protègent de la colère de l’homme pris en défaut.

Allez, on démonte, on remonte. J’ai toujours un petit coup d’avance en préparant le terrain : sortir les bitonios, visser le machin ou positionner des trucs, histoire de faciliter un peu la vie de mon époux, légèrement tendu.

 

Le reste de la semaine avant le jour férié : du télétravail, du soleil et un peu de frustration.

Publié dans covid-19

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