Point C: Jours 54 à 56 ou le dernier week-end de confinement

Publié le par Raphaëlle Hosteins

Dernier week-end de confinement. En tout cas, c’est prévu comme ça. C’est un week-end de 3 jours : génial !!! J’avais dans l’idée que je pourrais profiter du vendredi pour faire rien ou pas grand-chose et au soleil. Etant donné que le temps devait se gâter en suivant…, j’aurais été idiote de ne pas saisir l’occasion !

Je suis idiote. Allez, je ne vais pas me flageller (c’est pas mon truc, non, non). Ce n’est pas que je n’aie pas voulu glander mais nous avions un impératif : mettre la cuisine à nue pour l’arrivée de l’artisan lundi. Et si nous avions bien commencé, il fallait bien terminer. A coup de burin, marteau, spatule, marteau-piqueur… Je crois que les voisins nous surkiffent.

Les enfants (les grands) nous ont beaucoup aidés. C’est incroyable la force que ces corps en croissance peuvent cacher ! Nous n’y serions pas arrivés sans eux.

 

Evidemment, depuis, nous campons. Presque tout est dans le salon, plus ou moins empilé. Dans des poches, dans des cartons et des caisses et sur les tables… c’est une chasse au trésor lorsqu’on veut trouver un ustensile. Ce n’est archi pas pratique mais il va falloir prendre notre mal en patience, nous en avons pour plusieurs semaines.

Enfin, si, parfois c’est pratique. Quand on prend l’apéro et qu’il faut attraper quelque chose dans le frigo, ben c’est simple : tu fais 3 pas et hop, tu ouvres le frigo.

Est-ce nécessaire de vous dire qu’il me tarde gravement que la cuisine soit terminée ? Je m’imagine déjà assise à ma table en train d’admirer mes meubles neufs et mes murs blancs. Ou en train de cuisiner (faut-il que je sois excitée pour en être au point de rêver que je cuisine !!!) et de saisir d’un geste les ustensiles et les épices !

 

En attendant ces jours bénis, nous faisons la vaisselle dans la salle de bain (enfin, pour tout dire, ce sont les grands qui s’y collent), la cuisine sur la terrasse et tout le reste dans le salon. C’est un bazar sans nom. Et malgré mon côté bordélique (c’est du moins l’opinion de chéri. Personnellement, je me dirais plutôt « peu maniaque » 😊), j’ai une drôle de sensation de malaise au milieu de ce capharnaüm. Un goût d’inachevé, de transition.

 

Le week-end ne fut donc pas l’occasion de se demander comment allait être ce déconfinement. D’abord parce que nous n’avons jamais cessé de travailler, chéri et moi. Qu’il a repris le chemin du travail depuis 3 semaines tandis que j’étais au bureau tous les derniers lundis. Ensuite, parce qu’aucun des enfants ne reprend la classe.

La seule différence pouvait être le nombre de personnes sur la route et dans les bureaux. Quelle ambiance, quelle organisation ?

 

 

Publié dans covid-19

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