Point C: les presque derniers jours, 47 and co

Publié le par Raphaëlle Hosteins

Cet article-là pourrait ressembler au dernier. Cela fait 5 jours que je n’ai pas alimenter le blog. 6 jours que je n’ai pas racontés.

J’aimerais revenir sur le week-end dernier. J’aimerais vraiment. Mais je ne me souviens plus. Je m’aide, une nouvelle fois, des photos de mon téléphone. Mon précieux.

 

Vendredi dernier, nous étions le premier jour du mois de mai. Nous avons donc passé un mois tout entier en confinement. Le mois où tu ne dois pas te découvrir d’un fil. Pour en fêter la fin, ou pour décompresser de ma grosse semaine, je me suis préparé 3 mojitos jeudi soir. Du rhum de Guadeloupe, des citrons du primeur et de la menthe du jardin. La mission fut couronnée de succès, j’étais détendue. Pas saoule, juste détendue. Puis nous avons mangé des sushis. C’est notre régal à tous les 5. Une soirée tranquille mais réussie.

Le lendemain, nous avons joué au devine-tête. J’ai perdu la première partie mais franchement, numéro 1 m’avait gâtée : t’aurais trouvé toi « l’arbre qui parle dans Pocahontas » ?? Pas moi.

 

Une bonne partie du week-end a été occupée par le démantèlement de notre cuisine. Bientôt 10 ans que je supporte cette mocheté pas pratique. J’ai donc grand plaisir à la dépouiller, la vider, l’anéantir. Et normalement, j’aurai une belle cuisine toute neuve à la fin du mois. Les enfants n’ont pas ménagé leur peine. Comme c’est utile d’avoir des adolescents capables de porter de lourdes charges à ma place !

 

Je suis allée faire des courses avec ma grande. Ces courses que je pensais faire lundi ou mardi ou… enfin tu sais. Ce n’est pas par bonté d’âme qu’elle m’a accompagné, vous vous en doutez. La demoiselle espérait que l’on trouve une teinture plus tenace. Nous sommes donc revenues avec un bleu qu’ils se sont empressés de badigeonner sur leurs têtes. Juste une mèche pour numéro 3, nous n’avons pas totalement perdu l’esprit (mais c’est pour bientôt à ce rythme-là).

 

Et dimanche, chéri est parti en région parisienne pour le travail. Et moi, j’ai pas mal assuré : j’ai fini de corriger mon livre et l’ai renvoyé, j’ai couru, j’ai causé un peu aux copains en visio et j’ai planté quelques plants de tomates donnés par mon voisin. Le plus dur reste à faire : ne pas les laisser mourir.

 

Et puis, une nouvelle semaine s’est pointée. Plus chargée encore que la précédente (jusqu’à aujourd’hui en tout cas). Il faut préparer la rentrée des élèves et pour ça, il faut tout imaginer. Il faut comptabiliser les agents qui reviennent et il faut recruter pour renforcer les effectifs. Je vous le résume en quelques mots mais j’y passe des heures et des heures.

Pendant ce temps, la puce travaille. Seule. Numéro 2 l’aide parfois mais ça part vite en cacahuète. J’ai à peine jeté un œil à ses devoirs, entre 2 réunions. Je n’ai aucune idée du rendu. Je lui dis bien de venir me voir si elle a besoin mais je ne suis pas vraiment là.

Les premiers temps, j’étais un peu moins débordée et chéri était à la maison. On s’en sortait. On suivait. Mais ça devient totalement ingérable. Je néglige les enfants au profit de mon travail. Ne devrais-je pas faire l’inverse ?

 

Et dans les bonnes nouvelles, je connais enfin les modalités de reprise de numéro 3, à partir du 25 mai. Elle aura classe et cantine 2 jours par semaine. Pas de garderie le matin ni le soir ni le mercredi. Aïe, aïe, aïe.

Si numéro 1 ne reprend pas le lycée physiquement, je pourrai laisser la petite à la maison en début de semaine pour me rendre au bureau et télétravailler la fin de semaine pour pouvoir l’amener et la ramener à l’école aux heures de classe. Encore des ajustements à prévoir et des inconnus à rajouter à l’équation de nos vies de mamans, de nos vies de parents.

 

Nous avons tous l’espoir que le déconfinement allégera nos quotidiens et ramènera la lumière dans nos cœurs assombris (t’entends les violons en arrière-fond ?) mais l’heure n’est pas encore aux grandes réjouissances. Il faut raison garder (trop la classe cette expression) et ne pas faire n’importe quoi. C’est un peu comme lé réintroduction d’un aliment dans un régime : il faut y aller doucement, progressivement.

Publié dans covid-19

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