Jalousie

Publié le par Raphaëlle

La jalousie, le vilain mot. Défaut ou preuve d’amour ? Un peu des deux ?

Voilà, fin de cet article. Merci.

 

Bon, ok, je vous en dis un peu plus. Comme d’habitude, il ne s’agit pas de vérité ni de conseil… juste moi et mon ressenti, mon expérience.

Je ne sais pas par quel bout commencer. Lui ou moi ? Avant ou maintenant ?  Car nous évoluons et nos sentiments aussi.

 

Quand nous étions jeunes…

Lorsque notre couple est né, le déséquilibre était flagrant, blessant. J’étais totalement dépendante de lui. Il était mon monde et je le voulais juste pour moi. Le partager n’était pas une évidence, loin s’en faut.

J’imaginais toujours le pire. J’étais persuadée que, tôt ou tard, il me tromperait. Remarque, je suis plus fataliste encore qu’autrefois sur le sujet mais aussi plus philosophe.

J’étais donc jalouse. Pas maladive mais je vivais mal qu’il parle à une autre fille, qu’il lui sourit (quel affront !). J’avais une représentation bancale de notre couple. Je pensais que je l’aimais beaucoup plus qu’il ne m’aimait. Je manquais d’assurance en amour comme sur le reste et l’une des conséquences en était la jalousie.

 

A l’inverse, il semblait ne ressentir aucune jalousie. Quoi que… en y réfléchissant…

Disons que sur les premières années de vie commune et même avant et même plus, il ne montrait aucune forme de jalousie. Il n’avait aussi aucune raison de le faire. J’étais peu sociable et j’évitais même les contacts avec les autres et donc avec la gente masculine. Je me souviens pourtant de cet épisode où, en boîte (oui, je sais, rien que parler de sorties nocturnes est extraordinaire aujourd’hui), un garçon m’avait glissé dans la main un petit papier avec son numéro de téléphone. Quand chéri l’a su (ah ben je l’avais un peu laissé trainer à sa vue…), il en a été quelque peu ému. Comme quoi…

 

Sur la route…

Sur notre route, chéri et moi avons rencontré des difficultés, des doutes, des remises en question… la base quoi !

Nous avons changé, évolué. Nous nous sommes adaptés, avons consenti des concessions, avons fait des pas l’un vers l’autre après avoir quelques fois tourné le dos.

Durant une de ces périodes plus sombres, je me suis ouverte à l’extérieur et fermée à la maison tandis que chéri n’était pas au mieux de sa forme. Et la jalousie est venue combler un peu le vide. Elle ne s’est pas installée confortablement mais elle a pénétré le foyer. J’ai alors découvert (mais le savais-je déjà ?) qu’il m’aimait…

Naturellement, associer jalousie et amour peut être considéré comme une erreur. Toutefois, et je parie que je ne suis pas la seule, susciter la jalousie chez l’autre donne l’impression qu’il tient à vous.

Parallèlement, depuis tant d’année que mon homme travaille en déplacement, j’ai dû apprendre à gérer mes émotions et mes peurs. Craindre qu’il aille voir ailleurs n’allait rien empêcher si ce n’est que je vive sereinement. J’ai donc apprivoisé mes doutes, je les ai tus, domptés et j’ai accepté ce que je ne maitrise pas (ahoum

Cette photo par Auteur inconnu est soumise à la licence CC BY-SA-NC

….).

 

 

 

Aujourd’hui

Nous nous sommes finalement rejoints. Il est plus jaloux qu’avant ou, tout au moins, le montre-t-il davantage. Je suis moins jalouse qu’avant ou, plus exactement, je le gère mieux.

Ce n’est ni bien ni mal. Mon avis : une pointe de jalousie c’est comme une pincée d’épices : ça réhausse le goût du plat qu’on aime.

Ça me parait désormais équilibré et je le vis bien, bien mieux.

 

Quelle place la jalousie a-t-elle dans votre couple ?

 

 

Publié dans Mi-nous: vie de couple

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