Yes i did it!!! C'est gagné !*
Mon beau-frère est un peu mon coach de vie parfois. Il me motive, me secoue, m’encourage tant pour l’écriture que professionnellement. Et sa compagne n’est pas en reste. Ce sont deux personnes qui prennent leur destin en main, foncent vers leurs rêves et surmontent les obstacles la tête haute et le sourire aux lèvres. Et qui partagent leur entrain.
Vous l’avez compris, je suis admirative de leur parcours et de leur état d’esprit. Ce n’est cependant pas un article sur eux que j’écris mais sur moi (oh la la ! la fille qui ne parle que d’elle !! Oui, ben c’est mon blog les gars).
A la lecture de mon avant dernier article, il a cherché la fin. Celle où je m’étendais sur l’impact de ma réussite au master. Au lieu de cela, il est resté sur une impression plutôt négative : j’y parle des difficultés rencontrées et j’évoque seulement rapidement le résultat pourtant positif. Alors, j’ai décidé de me rattraper.
Parce que c’est un peu idiot d’être si peu sûr de soi et de ne pas mettre en valeur une réussite ! C’est logique aussi. C’est mon fonctionnement. Mais franchement, il est temps que j’apprenne à célébrer (j’ai quand même fêté 7 fois mes 40 ans alors que je n’y suis pour rien au fond. Alors pourquoi ne pas fêter ce que je dois à moi-même ?). Et c’est peut-être une étape essentielle pour gagner un peu confiance en moi !
A 47 ans, je me suis lancée dans la folle aventure d’un master 2. Malgré les doutes, les angoisses, la fatigue… j’ai validé chaque étape. Insatisfaite que je suis, j’ai été déçue par la première note :10/20. J’avais beaucoup travaillé, je n’étais pas mécontente de mon rendu et je n’ai obtenu que 10. Oui, mais ! Je ne connaissais absolument rien à la stratégie d’entreprise, je suis partie de zéro. Issue de la fonction publique, je n’avais pas l’expérience ni de près ni de loin. Alors, est-ce que ce n’est pas si mal quand même ?
Semaine après semaine, j’ai bûché comme une dingue et j’ai validé un bloc après l’autre. Les rapports individuels ou collectifs et les devoirs sur table : j’ai eu la moyenne et parfois des notes franchement bonnes pour chaque examen.
J’ai vécu, comme dans ma jeunesse, l’attente, parfois interminable, de la publication des notes. Je rechargeais la page internet de l’école, fébrile, inquiète et pressée. Je ne pensais qu’à ça. Et lorsque les chiffres s’affichaient, je pouvais enfin souffler. J’aimerais dire que je me suis réjouie à chaque fois mais c’est faux. Les résultats n’étaient pas toujours à la hauteur de mes espérances et du travail fourni. Ils étaient cependant toujours positifs.
A chaque étape de franchie, je ressentais une fierté. Légitime n’est-ce pas ? Et l’espoir d’obtenir mon diplôme a grandi. J’ai même fini par ne plus douter de ma réussite. Je n’imaginais plus que je pouvais échouer. Même si je craignais le mémoire et la soutenance, j’y croyais fort. Et effectivement, j’ai validé mon master, avec une mention assez-bien.
A 47 ans, j’ai passé un master 2 et je l’ai réussi. J’ai navigué sur un petit nuage quelques temps. J’ai eu un peu de mal à réaliser. Un peu comme si je me réveillais d’un joli rêve. Il laisse une sensation de satisfaction mais il n’est pas palpable. Il n’existe pas dans la réalité.
Aujourd’hui encore, je minimise alors que oui, cher beau-frère, je devrais simplement être fière et heureuse.
En tant que maman, je suis très fière d’avoir montré à mes enfants que c’était possible : travailler dur et obtenir un résultat. Et en tant qu’épouse… Chéri me secoue à sa manière, en ironisant sur ma façon de me sous-évaluer. Il m’oblige à admettre que c’est une réussite.
Et c’est une victoire sur moi à bien des niveaux. Certes, je suis désormais bac +5 mais j’ai surtout appris énormément et dépassé mes limites. Je suis sortie de ma zone de confort, moi qui suis si peu sociable de base. J’ai rencontré des personnes motivantes aux parcours riches. J’ai gagné en assurance dans mon poste actuelle et j’ai une vision plus claire de mes missions et de la fonction RH globalement. Je suis même désormais capable d’envisager un avenir professionnel différent. Je m’inscris à nouveau à des concours et je parcours les offres d’emploi dans le privé. Il m’arrive même de postuler et, certains jours, je m’imagine en poste.
Je ne vais quand même pas vous mentir, j’ai du mal à me projeter, persuadée que je n’ai pas les compétences requises pour bien des postes mais lorsque je me dis que j’ai réussi ce petit exploit, je me crois parfois capable de relever d’autres challenges.
Le chemin est long et on ne change pas ce qu’on est en quelques mois mais oui, bordel ! Je suis fière et heureuse !
*qui a la ref?