Cérémonie de diplôme... 9 mois pour réaliser

Publié le par Raphaëlle

Après des mois de travail, de sacrifices, de doutes, de rencontres, de remises en question… j’ai soutenu mon mémoire début septembre 2025 et validé mon master en suivant.

On m’a félicité, on m’a rappelé que je devais être fière et on m’a demandé quand j’allais le fêter, pour de vrai. Je ne l’ai toujours pas fait et je ne le ferai certainement jamais (c’est un peu tard, non ?). Et c’est jeudi dernier que je crois avoir compris pourquoi : je n’avais pas vraiment réalisé.

Mais ce jeudi 4 juin 2026, 9 mois après la soutenance, j’ai eu l’occasion de réaliser pleinement ce que j’avais accompli. Le jour de la remise de diplôme, je l’ai ressenti au fond de moi. Il aura fallu 9 mois (hasard de la vie 😊) et une cérémonie à la fois formelle et magique pour que je prenne pleinement la mesure de ma réussite.

 

Tenue de gala souhaitée.

L’invitation est arrivée dans nos boîtes mails au début du mois de mars. Des formules courtoises, un programme simple (18h cérémonie de remise des diplômes, 20h cocktail dinatoire et DJ set) et une phrase anodine : « une tenue de gala est souhaitée pour la soirée ».

Je l’ai lue un peu distraitement, gardant l’information dans un coin de ma mémoire et revenant au quotidien.

A un mois de l’événement, je me suis secouée. J’ai fait les boutiques d’abord avec ma maman pour faire quelques repérages puis avec chéri. Ce n’est pas mon exercice préféré. Je ne suis pas très douée en shopping mais avec un objectif précis et un compagnon efficace, j’ai trouvé la robe.

Numéro 3 m’a ensuite accompagnée pour les chaussures. J’avais une idée précise de ce que je voulais (et ne voulais pas) et la chance m’a une nouvelle fois souri.

Après l’achat, toutefois, j’ai eu un doute. Le rouge ça fait gala mais ne serait-ce pas un peu trop ? Et si les autres ne jouaient pas le jeu ? Mais bon, les dépenses étaient faites et je n’avais pas le temps de trouver un plan B. Il allait falloir que j’assume.

 

La déception

Une autre phrase m’a interpelée : « places limitées ».  La remise de diplôme, je la voyais entourée de mon mari, des mes 3 enfants et de ma petite-fille. Ils ont fait partie de l’aventure tant par leurs encouragements que par les sacrifices que j’ai consentis et qui se sont répercutés sur eux : moins de disponibilité même lorsque j’étais physiquement avec eux, des heures dans mon bureau à réclamer du calme dans la maison, une incapacité à profiter complètement des moments conviviaux…

Et ils sont ma vie ! je me suis lancée dans cette aventure pour moi mais aussi pour eux. Je voulais les rendre fiers. Je voulais leur (me) prouver que j’avais de la valeur et j’avais à cœur de leur montrer que les efforts payent. Et l’arrivée de ma petite-fille au cours de cette année déjà particulière m’a apporté la légèreté que je ne savais plus trouver.

Je m’imaginais, le mortier sur la tête (le chapeau carré avec le petit pompon, parait que ça s’appelle un mortier), ma petite-fille dans les bras et entourée de ma famille. Ma fierté aurait été à son comble !!

Malheureusement, cela n’a pas été possible. C’est donc uniquement avec chéri que je me suis rendue dans le beau lieu de la cérémonie.

 

Le jour J

Les planètes étaient alignées, ce qui m’a permis de trouver rapidement la robe et les chaussures mais également d’aller chez le coiffeur le jour J puisque c’était un jeudi (et je ne travaille habituellement pas le jeudi). Merci à Jocelyne pour les jolies boucles (et la couleur cache-vieillesse).

Puis j’ai enfilé ma belle robe et mes chaussures en or, mon boléro blanc, les boucles d’oreille de pacotille. J’ai mis du mascara et du rouge sur les lèvres. Chéri a joué le jeu aussi en ressortant son costume du placard et nous sommes partis, sous un ciel un peu morose et un thermomètre timide. La météo aussi était finalement une chance car sous les toges, il a rapidement fait chaud.

En arrivant sur le site, j’ai revêtu la toge (prêtée) et le mortier (offert) et j’ai retrouvé quelques camarades de promo. C’est à cet instant que ça a commencé.

 

L’heure H

Les retrouvailles enjouées, le plaisir sincère, le jeu des photos et des selfies, les sourires… l’excitation était tangible. C’était enfin notre moment, celui qui symbolise cette année, cette réussite, ce partage.

Nous nous sommes installés ensemble en face de la scène pour écouter les discours en attendant notre tour.

Le premier discours, celui du Directeur de l’IAE, m’a plongée directement dans l’émotion. Il a évoqué les sacrifices, le travail, les rapports individuels et collectifs, les doutes, la famille… et la réussite. Ses mots m’ont réveillée, sortie de ma torpeur. J’ai eu l’impression de prendre en pleine face cette belle évidence : tu as réussi ! et il est l’heure de célébrer !!

Les promotions se sont succédées. Les majors ont prononcé leurs discours, leurs mots évoquant nos propres réalités. Les stagiaires sont montés un à un sur la scène pour recevoir le diplôme. Ce n’est qu’un papier. Ce n’est qu’une cérémonie… c’est pourtant bien plus que ça : c’est une preuve, pour les autres, pour nous-mêmes.

Nous sommes passés en dernier. Nous avons rejoint notre major. Nous nous sommes embrassés, fiers les uns des autres. Et j’ai regardé mon mari, les yeux débordant de cette émotion qui me saisissait et le sourire vainqueur.

 

Célébration

Nous aurions pu descendre de la scène comme les autres, après que le photographe avait immortalisé le moment, mais non. L’une de mes camarades avait envoyé une chanson sur laquelle elle avait adapté les paroles. Ils l’ont passée alors que nous étions encore sur scène et est arrivé ce que je n’aurais pas cru : nous avons « dansé ». Il serait plus juste de dire que nous avons bougé et sauté mais peu importe. Nous avons alors invité tous les diplômés à nous retrouver sur scène en commençant par J-M. Papa de l’ancienne meilleure amie de numéro 1, il a été étudiant la même année que moi et nous avons eu le bonheur de nous retrouver à la cérémonie. Il nous a rejoint, vite suivi par des dizaines de jeunes diplômés.

Si cela peut paraitre futile et sans importance, je vous assure que j’ai vécu ce moment de liesse avec intensité. Car la réussite ne vaut que si elle est partagée, non ?

 

Cérémonie de diplôme... 9 mois pour réaliser

S’en est suivi le lancer de mortiers , des photos, des vidéos et enfin le cocktail. L’occasion de revenir sur ces instants de vie, sur cette année éprouvante et riche, sur nos actualités et nos projections professionnelles.

Et pour finir, le dessert (une pièce montée de choux !) est arrivé avec les feux de bengale et LA musique, notre musique. Embarquée par les copines, je me suis retrouvée à danser sur la piste. Franchement, habituellement, je n’aurais pas osé. Mais il était question de profiter pleinement de l’événement, de kiffer chaque instant, de célébrer et partager. Et je ne regrette rien. Cela a rendu la journée encore plus exceptionnelle et mémorable.

Cérémonie de diplôme... 9 mois pour réaliser
Cérémonie de diplôme... 9 mois pour réaliser
Cérémonie de diplôme... 9 mois pour réaliser
Cérémonie de diplôme... 9 mois pour réaliser
Cérémonie de diplôme... 9 mois pour réaliser

Voilà. Je vous ai fait le récit de la cérémonie de remise de diplômes pour partager mon bonheur avec vous et le graver ici. Ainsi, je pourrai m’y replonger à loisir…

Avant de clore cet article, je voudrais rajouter deux choses.

La première c’est que ce diplôme représente peut-être des connaissances, des compétences… mais il m’apporte avant tout et plus que tout une légitimité et une confiance en moi dont j’avais fort besoin.

La deuxième c’est que ce diplôme n’est effectivement que l’aboutissement d’une aventure humaine. J’y ai côtoyé des personnes extraordinaires, d’horizons très différents. Nous ne nous serions certainement jamais rencontrés si nous ne nous étions pas lancés dans ce grand défi et je leur dois en partie ma réussite. Ils m’ont toujours encouragée et m’ont fort inspirée. Alors MERCI Audrey, Auréline, Chantal, Elodie, Emmanuelle, Florian, Laetitia, Laurie, Marie, Marlène, Marwa, Norbert et Océane. Je vous souhaite le meilleur pour la suite!

 

Publié dans Pas qu'une maman

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