Je suis maman d'une maman

Publié le par Raphaëlle

C’est fou comme le temps passe vite. Tu es une enfant et peu de temps après tu deviens maman. Ton bébé grandit, devient autonome et un beau jour, tu ne l’as pas vu venir, il est un adulte.

Elle est devenue adulte à mon insu. Je me souviens d’avoir fêté dignement ses 18 ans, malgré la Covid en invitée non désirée. J’étais si fière et si émue !

L’année suivante, c’est le cœur serré que je l’ai regardée quitter la maison. Et c’est à distance qu’elle a progressivement laissé ses habits d’enfant pour enfiler ceux de jeune fille. Loin de mes yeux. Paradoxalement, c’est quand les gens ne vivent pas sous nos yeux que les changements deviennent évidents.

Le petit-ami, l’appartement, le chat, le PACS. Tout s’est enchainé. Jusqu’à ce jour heureux où elle nous a annoncé qu’elle attendait un enfant. L’enfant de mon enfant. Faisant de moi la maman d’une maman. Ce n’est pas fou ?

 

Devenir grand-mère

J’entends souvent des parents dire qu’ils ne sont pas prêts à devenir grands-parents. Ce n’est pas mon cas. J’étais prête. Même si nous vivions des événements pesants et que, à mon grand désespoir, je n’ai pas eu la réaction que j’espérais (car j’imaginais un déluge de larmes de bonheur qui sont malheureusement restées coincées), j’ai immédiatement été la plus heureuse. Pas une fois je n’ai eu un sentiment négatif. Oui, numéro 1 était bien jeune : 21 ans au moment de l’annonce. Oui, nous sommes encore jeunes pour devenir grands-parents. Mais lorsque l’enfant est désiré par les 2 parents et que les conditions sont réunies pour l’accueillir, ce n’est que du bonheur !

Mais dans cette aventure, je vis aussi l’extraordinaire rôle de maman d’une maman. Je l’ai accompagnée comme j’ai pu, avec la distance, mais toujours prête à l’écouter et la soutenir. J’étais à ses côtés quand, à 8 mois de grossesse et alors que son chéri était en déplacement, elle a cru que bébé arrivait. Son ventre rond qui portait la vie à son tour. L’assurance qu’elle avait prise. Je me souviens de ces moments quand je les vivais moi-même pleinement. Je les revis, par procuration.

Et le 23 mai 2025, par messages, j’ai suivi l’arrivée de ma petite-fille. Petite anecdote : j’ai alors joué le seul match que j’ai gagné de la saison. J’ai vécu cette victoire avec une telle intensité ! Si pressée de prendre ma perle d’amour dans mes bras et d’embrasser ma fille.

Et nous partageons cette nouvelle intimité. Nous nous comprenons. Nous sommes mères. Elle a posé les yeux sur sa fille et, comme moi le jour où elle est née, elle a compris ce qu’est l’Amour.

Alors ça fait quoi d’être la maman d’une maman ? Mis à part la fierté et la joie et le bonheur et… eh bien c’est aussi un équilibre à conserver.

 

Rester à sa place

Ma fille est encore jeune mais dès qu’elle a quitté le foyer, j’ai eu à cœur de me mettre un peu à distance. Je me souviens de ce que j’étais et de ce que je vivais au même âge. Les conseils appuyés ne me plaisaient pas forcément. Foutu caractère peut-être mais quand on démarre dans la vie, on a besoin d’avoir la liberté de se tromper. N’est-ce pas la meilleure manière d’apprendre ?

Alors j’ai continué à la conseiller, la guider, mais avec toute la réserve et la prudence possible. D’autant qu’elle vit en couple et que je ne veux pas m’imposer. Je demande toujours s’ils sont d’accord et ouverts aux conseils avant de m’engager. J’essaie de les mettre à l’aise pour qu’ils puissent me dire s’ils ne veulent pas de mes avis.

C’est en tout cas ma ligne de conduite. Eux seuls pourraient dire s’ils ressentent la même chose. Quoi qu’il en soit, il me parait essentiel de ne pas porter de jugement (autant que c’est possible, je ne suis qu’humaine) et de les laisser faire comme ils veulent. Parfois, il faut être honnête, à mesure que ma petite fille grandit, j’interviens spontanément. Je lui ai fait les yeux noirs en fermant un peu le ton quand, pour la millième fois de la journée, elle a poussé des petits cris. J’ai eu un doute sur ma légitimité à intervenir mais les parents ont approuvé. Ouf ! Pour autant, cela m’a mise en mode alerte : attention, je ne suis pas la maman et ce n’est pas moi qui dicte les règles d’éducation !

Heureusement, ma fille et mon gendre semblent partager les bases de l’éducation que chéri et moi avons transmises à nos enfants. C’est facilitant ! Mais ça ne doit pas m’autoriser à m’imposer.

C’est donc le fragile équilibre que j’essaie de respecter : continuer à être moi et à délivrer quelques conseils ou plutôt à engager le débat tout en restant à ma place de l’adulte-non-éduquant.

 

Devenir la grand-mère de ma petite-fille

J’ai maintenant un boulevard devant moi pour avancer en tant que grand-mère. Et s’il me paraissait un peu encombré jusqu’ici (au-regard des centaines de kilomètres qui nous séparaient), l’heureuse nouvelle du retour de ma fille et de sa fille près de nous dès l’été prochain a dégagé la vue. Je vais pourvoir construire notre relation. Je l’imagine gambader dans notre jardin. Je nous vois partager des moments de complicité. Chéri et moi ne manquons pas de nous projeter avec elle dans chaque lieu.

Leur retour est une joie immense. Un soulagement aussi. Je vais tâcher de continuer à être la maman de ma fille pour l’aider à s’épanouir dans ce même rôle et je vais me régaler à profiter de ma petite-fille. Il faudra trouver un nouvel équilibre. Mais je vous l’ai dit, je suis prête. Je l’ai toujours été.

Alors ça fait quoi d’être la maman d’une maman ? Mis à part la fierté et la joie et le bonheur et… eh bien c’est aussi un équilibre à conserver.

 

Rester à sa place

Ma fille est encore jeune mais dès qu’elle a quitté le foyer, j’ai eu à cœur de me mettre un peu à distance. Je me souviens de ce que j’étais et de ce que je vivais au même âge. Les conseils appuyés ne me plaisaient pas forcément. Foutu caractère peut-être mais quand on démarre dans la vie, on a besoin d’avoir la liberté de se tromper. N’est-ce pas la meilleure manière d’apprendre ?

Alors j’ai continué à la conseiller, la guider, mais avec toute la réserve et la prudence possible. D’autant qu’elle vit en couple et que je ne veux pas m’imposer. Je demande toujours s’ils sont d’accord et ouverts aux conseils avant de m’engager. J’essaie de les mettre à l’aise pour qu’ils puissent me dire s’ils ne veulent pas de mes avis.

C’est en tout cas ma ligne de conduite. Eux seuls pourraient dire s’ils ressentent la même chose. Quoi qu’il en soit, il me parait essentiel de ne pas porter de jugement (autant que c’est possible, je ne suis qu’humaine) et de les laisser faire comme ils veulent. Parfois, il faut être honnête, à mesure que ma petite fille grandit, j’interviens spontanément. Je lui ai fait les yeux noirs en fermant un peu le ton quand, pour la millième fois de la journée, elle a poussé des petits cris. J’ai eu un doute sur ma légitimité à intervenir mais les parents ont approuvé. Ouf ! Pour autant, cela m’a mise en mode alerte : attention, je ne suis pas la maman et ce n’est pas moi qui dicte les règles d’éducation !

Heureusement, ma fille et mon gendre semblent partager les bases de l’éducation que chéri et moi avons transmises à nos enfants. C’est facilitant ! Mais ça ne doit pas m’autoriser à m’imposer.

C’est donc le fragile équilibre que j’essaie de respecter : continuer à être moi et à délivrer quelques conseils ou plutôt à engager le débat tout en restant à ma place de l’adulte-non-éduquant.

 

Devenir la grand-mère de ma petite-fille

J’ai maintenant un boulevard devant moi pour avancer en tant que grand-mère. Et s’il me paraissait un peu encombré jusqu’ici (au-regard des centaines de kilomètres qui nous séparaient), l’heureuse nouvelle du retour de ma fille et de sa fille près de nous dès l’été prochain a dégagé la vue. Je vais pourvoir construire notre relation. Je l’imagine gambader dans notre jardin. Je nous vois partager des moments de complicité. Chéri et moi ne manquons pas de nous projeter avec elle dans chaque lieu.

Leur retour est une joie immense. Un soulagement aussi. Je vais tâcher de continuer à être la maman de ma fille pour l’aider à s’épanouir dans ce même rôle et je vais me régaler à profiter de ma petite-fille. Il faudra trouver un nouvel équilibre. Mais je vous l’ai dit, je suis prête. Je l’ai toujours été.

Publié dans maman d'adulte, moi mamy

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