Patience, Persévérance et Récompense: partie 1

Publié le par Raphaëlle

Je vais vous conter l’histoire de Patience. Une histoire d’alliance et de zenitude.

Ceux qui me connaissent et ceux qui me devinent savent que je ne suis pas particulièrement patiente. Mais avec l’âge et la sagesse des années, cette qualité s’installe gentiment jusqu’à faire son nid. Parce que l’expérience nous apprend que l’impatience nuit plus qu’autre chose.

Cette histoire, c’est celle de mon alliance perdue. Mon anneau, ma bague, mon précieux. Je la porte presque toujours. Elle m’accompagne chaque jour de ma vie depuis le 7 octobre de l’an béni 2006 (bon, là j’en fait un peu trop).

Je joue avec. Je la tourne sans cesse avec mon pouce gauche. Je la fais glisser le long de mon doigt. Et quand je ne la porte pas, je la cherche inconsciemment. Un prolongement de moi.

Mais lorsque je fais du sport, du jardin ou de la cuisine ainsi que la nuit, je la retire. Parce qu’elle gêne un peu ou parce que j’ai peur de la perdre. Parce que je gonfle un peu la nuit et qu’elle étreint parfois mon doigt jusqu’à m’obliger à l’enlever à la lueur de la lune (non mais là c’est imagé hein, je dors les volets fermés).

Et lorsque je la retire, je la pose toujours au même endroit : sur ma table de nuit… ou dans ma poche… ou sur le meuble de la salle de bain ou parfois près de la machine à café ou sur la table de la cuisine… Oui, donc, je la mets un peu n’importe où mais je la retrouve toujours. Toujours, sauf ce vendredi.

Au moment de la chercher, je ne la retrouve à aucun de ces endroits. Je réfléchis donc intensément et refais le cours de ma journée. Ma manie de faire des photos de tout et de rien me permet de voir que je l’avais dans l’après-midi, en revenant de ma promenade avec numéro 3.

En rentrant, je me suis mise à la cuisine en bonne ménagère que je suis (no comment). Et je sais parfaitement quel pantalon je portais alors.

Pourtant, après avoir fouillé 92 fois mes poches et les endroits habituels, je dois me rendre à l’évidence : j’ai perdu mon alliance.

Je cherche dans le composteur et la poubelle et ne la trouve pas. Je cherche dans des tiroirs et des armoires et ne la vois pas. Je fouille le frigo, je refroidis. Je scrute la salle de bain : sous le tapis, dans les bondes, dans la panière, dans ma poche de peignoir ? Et rien. Je demande à tous et fais les poches de plusieurs vêtements. Pas d’alliance.

Je partage mon désarroi sur Instagram (ah ben si tu veux voir des extraits de ma vie palpitante, retrouve-moi là-bas !) et je reçois quelques réponses du genre : tu la retrouveras quand tu ne t’y attendras pas.

Je ne crois pas en la magie mais ce que je sais, c’est que rien ne sert de s’énerver et de jouer aux pleureuses grecques et de m'arracher les cheveux en hurlant à la mort. Alors je décide de miser sur la chance. Et je patiente.

Evidemment, je regarde quand même encore dans mon pantalon, sous le verre à dent, dans mon sac à main… une bonne dizaine de fois mais sans m’agacer plus que ça.

La tristesse fait son petit chemin jusqu’à moi mais je la garde encore à distance. Une semaine sans alliance… ça ne m’étais jamais arrivé. Jamais de jamais. Du coup ; je ressors des vieilles bagues également offertes par chéri pour meubler mon doigt et ma tête. Je biaise. Je feins. Je me joue de mon cerveau histoire de ne pas focaliser. Je me ferai une raison plus tard.

 

 

... la suite dans quelques jours. Soyez patients ;)

Publié dans saga, billets d'humeour

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Commenter cet article

Aline Humbert 07/05/2021 10:59

Même en connaissant la fin, ce récit est haletant ;)

Raphaëlle 07/05/2021 11:07

Ah ah ah!! J'ai adoré l'écrire. Ça se ressent sûrement :)